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PARLONS ECONOMIE AVEC NOS FRERES DE MAYOTTE ET ARRETONS LES PALABRES

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DE N à N + 1 CANDIDATS POUR ÉLIRE LE CANDIDAT DE SAMBI C'EST DOMMAGE

Comme prévu, l'ancien président de l'assemblée de l'Union M. Said Dhoiffir Bounou a invité la presse samedi matin au centre culturel de Salamani, pour l'annonce solennelle de sa candidature aux prochaines élections présidentielles. La salle était pleine à craquer avec des gens venus des différentes localités de l'ile, les uns pour répondre à l'invitation et les autres pour témoigner surtout leur soutien à Bounou.

Sans pour autant dévoiler son programme, ni ses candidats vices présidents, l'ancien président de l'assemblée estime qu'il est un des médecins qui pourront trouver un remède aux maux qui rongent le pays. « Certes cette candidature qui sera complétée par la présence des trois candidats vice-présidents, sera investie plus tard au cours d'une cérémonie plus appropriée, mais l'expression de mon intention définitive de me porter candidat aux prochaines élections me semblait nécessaire pour mettre un terme aux rumeurs et aux interrogations » a-t-il précisé.

M. Bounou n'a pas encore dévoilé les partis ou les personnalités politiques qui sont derrière lui. « Vous savez que nous avons passé tout notre temps à combattre pour la tournante en 2010 et ce n'est qu'après la signature de cet accord de gestion de la période intérimaire, qu'une lueur d'espoir est née, même si des inquiétudes existent toujours quant au respect des dates convenues. Les entretiens se poursuivent mais rien n'est encore conclu» s'explique-t-il.

Entouré de quelques anciens députés du précédent parlement et des cadres tous sexes confondus, Said Doiffir Bounou pense avoir fait ce qu'il devait faire pendant ses 32 ans d'expérience et 15 postes politiques et administratifs qu'il a occupés pour que les mohéliens en premier, lui donnent confiance afin qu'il soit parmi les trois candidats choisis aux primaires du 7 novembre prochain et élu sur l'ensemble du pays.

« Notre mission à l'assemblée, nous les députés qui étions issus de la majorité du pouvoir insulaire, étions allés défendre l'autonomie et c'est ce qui a été fait. Pour le reste des fonctions que j'ai eu à occuper jusqu'ici, j'ai fait ce que j'ai pu, étant sous des ordres, mais maintenant ce que je demande aux mohéliens et aux comoriens en général c'est de me donner leur confiance pour le mandat de futur chef de l'Etat et il appartient à eux de me juger» dit-il.

« Je suis conscient que ce parcours s'annonce difficile et semé d'embuches mais je crois en même temps que mon engagement et mon expérience, ainsi que le capital de confiance dont je bénéficie de la part de ceux qui me connaissent, contribueront à ma réussite » a-t-il estimé.

A la question de savoir pourquoi la Coordination des forces vives de l'ile unie dans l'opposition n'arrive pas à présenter trois candidats communs comme ils l'avaient souhaité, l'ancien coordinateur du comité populaire national sous le régime révolutionnaire d'Ali Soilih [1975-1978] dit n'avoir pas une réponse à cette question, toutefois il pense que tout le monde croit qu'il est apte et mérite d'être à la tête du pays. « Mais les entretiens se poursuivent toujours et si cela n'aboutit pas je crois qu'il appartient aux mohéliens de faire démocratiquement leur choix » a-t-il expliqué.

Et pour le contrat de soutien à Mohamed Ali Said, M. Bounou dit que c'est ce dernier qui se contrarie en disant lors de l'annonce officielle de sa candidature qu'il dialogue avec Bienrifi Tarmidi et un peu avec Bolero et plus particulièrement à Fazul (lire nos précédents articles) « c'est comme s'il a déjà fait son choix des 3 candidats qu'il avait souhaité alors que la condition était qu'il reste neutre » a-t-il conclu.


[
805 passagers bloqués à Moroni


Plusieurs personnes ont envahi les bureaux de France Comores voyage pour réclamer une solution par rapport à leur retour en France. Plus de 800 passagers sont toujours en attente d'un avion hypothétique.

« Je vais perdre mon boulot et c'est la galère pour moi ». Cette phrase est dans la bouche de la plupart des clients de France Comores Voyage. Certains devaient partir depuis une semaine alors que d'autres sont censés prendre l'avion les jours à venir. Ils sont tous cloitrés à Moroni et l'espoir de partir à bord de ces vols affrétés par cette agence de voyage franco-comorienne s'amenuisent de jour en jour. Tous ces clients ont pris d'assaut le siège de l'entreprise crée de toute pièce cette année pour profiter de la manne financière conséquence de la migration des comoriens de la diaspora installée en France.

Le seul chef encore en place n'a pas d'explication que de dire « que c'est le plus fort qui opprime le plus faible ». Dans ces bureaux installés à Hadoudja au nord de Moroni, c'est la cacophonie. Chaque client est sur les nerfs et crie dans tous les sens. « On a été victime d'une escroquerie. Une escroquerie man½uvrée par l'agence France Comores Voyage car on ne peut pas affréter un avion pour un aller simple. En plus, on a transporté des étrangers pour les laisser dans un endroit qui n'est le nôtre », se plaint Farid, un membre de SOS voyage mais qui parle aujourd'hui au nom du collectif des passagers de ces vols.

C'est la énième fois que les passagers viennent en pèlerinage dans ces bureaux sans le moindre résultat. Après une semaine d'attente, le groupe désespère et passe la vitesse supérieure. Il est allé faire un sit-in devant le consulat de Madagascar. « Il faut que le consulat de Madagascar trouve une solution par rapport à notre problème », lance dans la foulé une des victimes de ce qui ressemble à une escroquerie organisée. Les passagers font recours au consulat malgache car ils sont transportés à Moroni à bord d'Air Madagascar.

L'agence a loué les services de cette compagnie pour amener jusqu'à Moroni, ses clients mais la malgache rejette toute responsabilité. Dans un communiqué publié dans la presse, Air Mad' assure qu'il y a eu « un non-respect par France Comores Voyage de clauses financières du contrat d'affrètement... ». C'est pourquoi elle a « suspendu la mise à disposition de ses appareils et équipages ».

Dans les coulisses de cette affaire, on parle de plus 70 000 euros volatilisés. « La compagnie malgache réclame cette somme à France Comores Voyage, rien que pour les allers seulement », nous informe le ministre des transports qui rejette toute responsabilité de l'Etat comorien dans cette affaire « qui met en scène une compagnie enregistrée en France, donc française », selon lui.

Mais une cellule de crise est mise en place pour « sauver » ses binationaux. Cette commission rassemble le collectif, le ministère, l'aviation civile et la compagnie Air Mad. Après une première analyse de la situation, le ministère estime que « la compagnie malgache a respecté ses engagements car elle devait faire des rotations et elles sont exécutées ». Le ministre Hassane Assoumani ajoute que FCV a fait payer à ses clients « un prix aller/retour à 1 300 euros alors qu'il a négocié pour une seule rotation qui couterait 700 euros ». A l'heure où nous bouclons cette édition, l'aviation civile française saisie par les autorités comorienne, est entrain de négocier avec Air Madagascar pour débloquer la situation.

La FIDH

(Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme), la LDH (Ligue française pour la défense des droits de l'Homme et du citoyen) et sa section de La Réunion sont fortement préoccupées par la situation actuelle de Me Larifou, militant des droits de l'Homme et avocat au barreau de Saint-Pierre de La Réunion.

Détenteur de la double nationalité franco-comorienne, Monsieur Saïd Larifou partage son temps entre La Réunion, où il exerce la profession d'avocat, et les Comores. Monsieur Saïd Larifou a été régulièrement membre de la Ligue française des droits de l'Homme. Aux Comores, il préside un parti politique, le Rassemblement pour une initiative de développement avec une jeunesse avertie (Ridja), qui se situe dans l'opposition à l'actuel Président. Début juin 2010, il s'est rendu aux Comores pour y tenir des réunions politiques, en préparation des prochaines élections présidentielles de novembre 2010. Lorsqu'il a voulu reprendre l'avion pour Mohéli et La Réunion, il a été molesté et interdit de quitter le territoire de la Grande Comore par les forces de police.

Monsieur Saïd Larifou est donc retenu aux Comores depuis le 6 juin 2010. Empêché par deux fois de quitter le territoire, il ne peut rejoindre sa femme et ses trois enfants à La Réunion, ni exercer sa profession. Après s'être rendu au Tribunal de Moroni, le procureur lui a signifié qu'il ne peut quitter les Comores sans une autorisation. Joint régulièrement par téléphone, Monsieur Saïd Larifou nous a informés de la réception d'un courrier du ministre des Affaires étrangères, monsieur Bernard Kouchner, en début de semaine.

La FIDH, la LDH et sa section de La Réunion s'associent aux actions de la communauté internationale pour demander aux autorités comoriennes de se conformer aux dispositions internationales relatives à la protection des droits de l'Homme. En tout état de cause, nous demandons à ces mêmes autorités de permettre à Me Larifou de se déplacer librement et de pouvoir retourner à La Réunion dans les meilleurs délais.

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme



Des nouveaux Commissaires dans l'île d'Anjouan


Moussa Toybou, le gouverneur de l'île autonome d'Anjouan a procédé lundi dernier à la nomination des nouveaux Commissaires. Une nouvelle formation composée de six personnes dont une seule femme. La moyenne d'âge de ces nouveaux commissaires varie de 35 à 40 ans.

Le plus jeune, Ferid Chamsidine, est âgé seulement de 27 ans. Un seul commissaire de la précédente équipe figure sur la nouvelle liste. Les autres sont, tous, des nouvelles têtes qui font leur entrée au Commissariat de l'île. C'est la troisième équipe du chef de l'exécutif de l'île d'Anjouan depuis son accession au pouvoir en juillet 2008.

«Cette nouvelle formation est chargée de poursuivre les projets entamés par leurs prédécesseurs », a expliqué le gouverneur de l'île d'Anjouan que nous avons contacté au téléphone hier après midi. Moussa Toybou, qui s'est déclaré candidat à sa propre succession au poste de gouverneur de l'île d'Anjouan, a indiqué que « les commissaires sortants vont se déployer sur le terrain pour expliquer à la population les projets de développement dont nous avons engagés depuis deux ans ».

Avant de poursuivre : « Comme ils étaient à l'intérieur du système ils sont les mieux placés pour cette tâche et ils ont bien accepté de le faire ». Il a ensuite loué le « travail efficace » réalisés par la précédente équipe qui, selon lui, n'a pas démérité mais comme il s'agit de responsabilités publiques, il est normal qu'on procède de temps à autres à des changements».

Le gouverneur de l'île d'Anjouan qui a dans son viseur un nouveau mandat de cinq ans à la tête de l'île -son premier mandat ayant été écourté de trois ans- espèrent que les électeurs comprendront « les sacrifices que j'ai consentis pour préserver la paix et la stabilité dans le pays et qu'ils vont me renouveler leur confiance pour que je puisse achever la réalisation de mes engagements ».


] Les élections coûteront 3, 661 milliards


La facture pour les prochaines élections des gouverneurs des îles et du président de l'Union sera très salée, si l'on s'en tient, en tout cas, au budget prévisionnel communiqué, hier après midi, par la commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Le montant global cité par cet organe chargé de l'organisation et du contrôle des élections est de 3,661 640 564 milliards fc soit plus du double du budget des récentes élections législatives. Un chiffre jamais atteint dans l'histoire des élections aux Comores. « Nous avons adopté le budget hier et l'avons soumis aujourd'hui aux autorités », a déclaré Charkane Chaharane, le président de la Ceni lors d'une conférence de presse organisée au siège de cette structure.

« Cette année, le budget est revue à la hausse pour plusieurs raisons. Il y a premièrement, les primaires qui se tiendront à Mohéli et le premier tour des gouverneurs dans les trois îles. Et ensuite, d'autres besoins relatifs à la sécurisation des élections notamment la sensibilisation des électeurs », a-t-il poursuivi. Les membres de la Ceni ont, par ailleurs, fait le point sur l'évolution des travaux engagés jusqu'ici.

« Nous avons prêté serment le 19 juillet. Le deuxième jour nous avons procédé à l'adoption du règlement intérieur et l'élection du bureau. Nous nous sommes ensuite penchés sur l'établissement du budget électoral que nous avons adopté et soumis aux autorités », a détaillé Charkane Chaharane entouré des autres membres du bureau de la Ceni. Jusqu'ici, le représentant du conseil de la magistrature dans cet organe n'est toujours pas désigné.

Il reste maintenant la mobilisation des fonds pour permettre au processus de se dérouler normalement. L'Etat comorien va se tourner vers ses partenaires pour cela. Alors que le gouvernement aurait promis de débloquer une enveloppe de 500 millions fc pour permettre au processus de démarrer, une information qui sera démentie par la suite par certains membres de l'équipe gouvernementale, rien n'est encore avancé.

« Le gouvernement a tout simplement manifesté sa volonté de débloquer cette somme. Ça a été dit ici et là, mais jusqu'à maintenant nous ne disposons pas de document pour le confirmer », avance le président de la Ceni ajoutant, toutefois, que « des dépenses étaient déjà engagées par le gouvernement mais nous ne savons pas si cela entre dans le cadre de cette enveloppe ». Le patron de la Ceni a encore réitéré le « souci » qui anime les membres de cet organe ainsi que la classe politique notamment « l'organisation des élections fiables et transparentes ».

C'est pourquoi, selon lui, la « biométrisation du fichier électoral » a été avancée comme étant une des pistes pouvant conduire à ce résultat tant espéré. « C'est une option parmi tant d'autres. Nous sommes entrain de voir sa faisabilité », a-t-il noté citant également l'option d'une « carte avec photo intégrée » comme une des pistes envisagées. Ce juriste ayant déjà figuré comme membre de la Ceni dans les précédentes échéances électorales, a souligné que « notre souci et de respecter les dates arrêtées par l'accord politique du 16 juin » même si, reconnaît-il, le processus a accusé un certain retard. Jusqu'ici, les commissions insulaires électorales, qui sont les démembrements de la Ceni dans les îles, n'ont toujours pas prêté serment.

Faïssoili Abdou
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#Posté le mercredi 11 août 2010 07:25

Les Comores admissibles à une remise de dette de 144,8 M USD

RESUME WASHINGTON, 29 juin 2010 (AFP) –
Les Comores ont été admises à bénéficier sous conditions d'une remise de dette de 144,8 millions de dollars, ont indiqué mardi le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.


WASHINGTON, 29 juin 2010 (AFP) - Les Comores ont été admises à bénéficier sous conditions d'une remise de dette de 144,8 millions de dollars, ont indiqué mardi le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.L'archipel a franchi une étape importante en réunissant les conditions d'admissibilité à l'allègement de dette au titre de l'initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE), indiquent les deux organisations multinationales dans un communiqué.Pour pouvoir atteindre l'étape ultime de ce programme et se voir accorder l'allègement de dette promis, les Comores doivent notamment continuer les réformes économiques mises en oeuvre sous l'égide du FMI et de la Banque mondiale, faire preuve de discipline budgétaire et mettre en oeuvre pendant un an au moins un programme de réduction de la pauvreté agréé par ces deux organisations.Le FMI et la Banque mondiale pilotent le programme PPTE auquel s'associent également d'autres organismes internationaux ou Etats créanciers, suivant les cas.Ils précisent que les Comores sont le 36e pays à franchir l'étape de l'admissibilité à l'allègement de dette au titre de l'initiative PPTE, et que 29 pays sont parvenus à l'étape finale, comme le Liberia, qui a été autorisé mardi à bénéficier d'un effacement de 4,6 milliards de dollars au total.

Source : afristat.org
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#Posté le samedi 03 juillet 2010 03:22

Le star SOILIHI MOHAMED ONCLE DE BOLERO !


Le Président de la République a été l'hôte d'honneur du grand rassemblement qui a réuni un peu plus d'un millier de mohélien, Place de la Réconciliation, au centre de la ville de Fomboni-Mwali, ce 2 juillet 2010.

Ce rassemblement populaire a eu les allures de grandes retrouvailles après ce que le notable Soilihi Mohamed a qualifié de « longue attente de sept mois ».

La cérémonie a débuté en milieu d'après par la fatiha prononcée par Cheikh Mahamoud Mansour et la lecture des versets du saint Coran par un jeune de Djoyezi.

Le premier orateur Abdourazak Boina Heri, instituteur de son Etat, ancien Minstre des Affaires sociales de l'Ile, a tenu, au nom de la population de Mwali, à remercier le Chef de l'Etat, d'abord pour « les réformes constitutionnelles dont le principal bénéficiaire est l'Ile de Mwali qui aura désormais un Président et un Vice-président élus pour cinq ans au lieu de quatre ».

Il l'a remercié ensuite « pour la libération de l'Ile d'Anjouan sans éfusion de sang » et, également, « pour l'ouverture du pays aux investisseurs et la crédibilité retrouvée auprès des institutions financières internationales ».

Il l'a remercié enfin « pour avoir signé l'Accord sur la période transitoire qui garantit désormais la tournante en faveur de Mwali »

M. Abdourazak Boina Heri a ensuite tenu à préciser que le premier message qu'il a été chargé de transmettre au Chef de l'Etat par la mouvance présidentielle au cours de ce grand rassemblement est celui-ci : « Nous sommes avec vous, nous soutenons votre politique, nous ne sommes point fatigués et nous ne nous lasserons jamais de rester derrière vous. Mais attention aux faux amis »

« Le second message dont j'ai été chargé de vous transmettre, a-t-il poursuivi, est que les sympathisants de la mouvance présidentielle souhaitent que vous leur désigniez, parmi votre entourage, la personnalité qu'ils doivent soutenir pour vous succéder à la présidence de la République »

Après un intermède de « Shaiiri », entonnée par Mme Toianti Abdou, une grande dame de Mwali, le notable Soilihi Mohamed a pris la parole pour remercier à son tour le Chef de l'Etat pour sa venue, pour sa bravoure et pour avoir signé en faveur de la tournante en faveur de Mwali en 2010. « On peut détester quelqu'un, mais pas ses bienfaits » a-t-il notamment déclaré.

M. Soilihi Mohamed a également remercié les Gouverneurs des îles « pour le courage qu'ils ont eu en signant dans le même accord ».

En guise de conclusion, il a déclaré : « Monsieur le Président, vous êtes certes anjouanais mais vous êtes encore plus mohélien qu'anjouanais car depuis 1957, personne n'a autant fait en faveur de Mwali »

A son tour, le Chef de l'Etat s'est adressé à l'assistance d'abord pour dire « le bonheur » qu'il avait de se retrouver parmi les mohéliens. « Je vous remercie ensuite pour votre patriotisme. Ce grand rassemblement signifie que dans ce pays et à Mwali en particulier, il existe des patriotes qui mettent en avant, l'unité du pays, la paix, la stabilité et la concorde nationale et qui comprennent que la patrie et l'Etat passent avant les intérêts personnels, même si aujourd'hui, certains, très peu certes, ne doivent pas être très heureux de ce grand rassemblement sur cette place »

Le Président de la République a ensuite abordé la question que les comoriens des trois îles ne cessent de lui poser : « pourquoi avoir accepté de signer l'Accord sur la période transitoire, alors que les institutions du pays sont en place (Assemblée, Conseils des Iles, Cour Constitutionnelle) et pourquoi avoir dérogé aux décisions du Congrès ?

« Dès lors que j'ai compris, qu'on utilisais votre nom et celui de l'Ile de Mwali pour déstabiliser le pays et remettre en cause son unité et son intégrité, a-t-il expliqué, je n'ai pas hésité à accepter cet accord avant d'ajoutet : « Accepter de tenir des élections en novembre 2010 au lieu de la date de novembre 2011 décidé par le Congrès était le prix à payer pour couper l'herbe aux pieds de gens malintentionnés, bien décidés à faire de cette question un cheval de bataille pour démembrer ce pays et empêcher l'arbre que nous avons planté de prospérer et porter ses fruits »

« Même si parmi vous, certains ne sont pas satisfaits par cet accord, a-t-il poursuivi, ma signature était un sacrifice pour sauvegarder la paix, la sécurité et la stabilité du pays. J'ai signé en pensant que les conséquences de mon refus de signer pourraient remettre en cause notre objectif : reformer nos institutions pour les améliorer et attirer la prospérité »

Pour le Chef de l'Etat, les mohéliens ont plus à se féliciter de cet accord que tous les autres comoriens « d'abord parce qu'il signifie une tournante assurée et ensuite parce qu'il constitue un coup d'arrêt aux pyromanes. « Rappelez-vous que souffler sur le feu est le même geste qui sert à la fois à éteindre le feu ou à l'attiser »

« En signant cet accord, j'ai voulu également dire aux mohéliens ma totale adhésion à l'idée de la tournante, quel qu'en soit la date. J'avais même donné mon accord pour des élections en juillet 2010 - pourvu que ces élections soient harmonisées.

Le Président SAMBI a estimé que les mohéliens doivent être encore plus satisfaits de cet accord car « mon successeur mohélien héritera d'un pays plus stable que moi en 2006 car je l'ayant débarrassé du séparatisme, il n'aura à faire ni guerre ni débarquement. Ensuite, j'ai réunis les meilleures conditions financières et économiques pour qu'il hérite d'un pays plus prospère"

"Notre pays va engranger les 540 millions USD annoncées à Doha, les 175 millions UDS restants de la citoyenneté économique, les 50 millions de l'Arabie Saoudite, les 10 millions d'Euros annoncés par la BAD, en plus des perspectives sans précédent ouvertes par la crédibilité retrouvée auprès du FMI et de la Banque Mondiale qui viennent d'inscrire notre pays sur la liste des pays dont la dette est appelé à être effacé à court terme. Ces chiffres sont des réalités qui doivent vous vous stimuler et vous donner des raisons d'espérer »

« Mohéliens, l'avenir de ce pays est entre vos mains » a dit sollenellement le Président de la Répubqlie. En effet, pour lui, les mohéliens, dont le nom et leur île ont été utilisés pour remettre en cause l'unité du pays doivent démonter aux habitants de tout le pays, que la paix, la sécurité et la stabilité du pays sont chers à leurs yeux.

« Vous devez en outre ouvrir l'½il dans le choix du futur Président de l'Union et de son Vice-président. Ils doivent être des hommes ou des femmes pour construire et non pour détruire, car la tournante ne doit pas être une fin en soit mais l'occasion pour mon successeur mohélien de détenir un pouvoir comorien et conserver ce que nous avons de plus cher : la paix et la stabilité, pour que les perspectives de prospérité ouvertes soient bénéfiques Mwali et à tout le pays »

« Le séparatisme et l'instabilité ne feront que rebuter les investisseurs qui sont à nos portes » a ajouté le Chef de l'Etat.

A ceux qui le soutiennent le Président SAMBI a demandé de privilégier les intérêts de la Nation et à favoriser l'émergence de la bonne gouvernance et de la bonne gestion des deniers de l'Etat. « Des pratiques condamnables, notamment les malversations financières, persistent dans l'Administration. C'est pourquoi je vous demande de contribuer à y remédier en consacrant le jour du Mi'radj à prier pour ceux qui oeuvrent pour le bien du pays et demander à Dieu de châtier les voleurs »

Le Chef de l'Etat a rappelé que les élections ne sont plus qu'une question de mois et de semaines et souhaité que les mohéliens aident le futur président en veillant sur l'unité nationale, la paix et la stabilité « refusez les idées séparatistes » a-t-il insisté.

Avant de terminer, il remercié le Gouverneur Mohamed Ali Said qu'il appelé à ½uvrer avec lui pour protéger l'Etat et se instituions et préserver la paix, la stabilité qui favorisent l'ouverture du pays et la venue de la prospérité.

A tous les comoriens, le Président de la République a demandé « de ne pas éteindre la lueur d'espoir qui pointe à l'horizon et à ne pas fermer la porte à ceux qui souhaitent nous aider à sortir de la pauvreté et de la misère » Il a enfin rappelé que lui qui fut exilé d'Anjouan, son île natale, un an durant ne s'est pas absenté de Mwali de si longs mois par couardise, ni par sa propre volonté « je n'ai pas voulu jeter de l'huile sur le feu tout simplement ».

Juste avant de conclure, il a suggéré aux mohélien de demander des comptes à la société « Ma-Mwe » et chercher à savoir pourquoi les travaux d'électrification de l'île n'avancent pas malgré tout le matériel livré.

En guise de conclusion le Chef de l'Eta a dit aux comoriens en général et aux mohéliens en particulier de ne pas perdre espoir et d'aider le futur président qui sera issu de Mwali, quel qu'il soit, « car j'ai réunis les conditions pour que mon successeur mohélien hérite d'un pays plus prospère et la communauté internationale, les institutions financières, les investisseurs et les pays amis n'ont jamais eu autant de bonnes dispositions envers notre pays ».

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#Posté le samedi 03 juillet 2010 03:18

UN ASSASSINAT LÂCHE ET CONDAMNABLE



Le Colonel Combo Ayouba, chef de corps de l'Armée Nationale de Développement, est assassiné ce dimanche soir à Moroni. Il aurait été abattu de plusieurs balles par un groupe d'individus armés à son domicile. Ancien de la sinistre Garde présidentielle sous Ahmed Abdallah, Combo Ayouba a brièvement présidé le Comité militaire de transition (Cmt) mis en place après le putsch du 28 septembre 1995 dirigé par Bob Denard. En 2007, il est nommé Commandant Régional de l' AND à Anjouan. A la suite des combats du 2 au 3 mai 2007 entre les forces de l'AND stationnées dans l'ile et la FGA sous l'ordre de Mohamed Bacar, il est arrêté par ces derniers et désarmé. Il est libéré à la suite d'une mediation de l'Union Africaine.

Le Colonel Combo Ayouba, etait membre Comité de Suivi mis en place au sein de l'Armée Nationale de Développement par le Décret N° 10 - 047 / PR du 16 mi 2010 du President SAMBI, pour veiller au respect et à la mise en ½uvre du programme relatif aux engagements pris par le Chef de l'état major de l'AND et le chef du cabinet militaire le 15 mai dernier.

Il s'agit d'un assassinat lâche, condamnable qui inaugure une nouvelle forme de violence, qui n'est pas coutumière dans notre pays. Le pays était habitué à la guerre des salives, désormais, nous sommes rentrés dans la vraie guerre avec des armes de poing pour assassiner. Toutes les forces politiques de ce pays, dont certains n'avaient que le mot de guerre à la bouche ces dernières semaines, doivent condamner avec vigueur cet assassinat et appeler au calme. Les auteurs de ce crime doivent être recherchés et sévèrement punis pour que de tels agissements ne se répètent pas. Le pays n'avait pas besoin de ce crime odieux, dans cette phase charnière du processus de médiation entamée par l'Union Africaine

Source : Comoresdroit
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#Posté le mardi 15 juin 2010 09:25

REUNION DE LA COI : Conseil des ministres de l'océan Indien



Les membres de la Commission de l'océan Indien, accompagnés du préfet et des présidents des conseils régional et général.

Saint-Denis - C'est aujourd'hui que se tient la 26ème édition du Conseil des ministres de l'océan Indien à l'hôtel de Région en présence des 5 délégations, France, Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles.

La France est représentée par Alain Joyandet, secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie et président en exercice de la COI, présidence qui va revenir à l'île Maurice à partir d'aujourd'hui.

Lors de son allocution, Alain Joyandet a fait le bilan de 14 mois de présidence en évoquant d'abord la crise malgache: "Je me félicite des efforts faits par Madagascar pour mettre en place un processus de sortie de crise politique que la communauté internationale et la commission va soutenir".

Il a ensuite rappelé que les travaux de la COI allaient porter sur la piraterie, "fléau qui pèse sur la région et qui s'est développé. Les efforts vont être poursuivis pour lutter contre les pirates dans notre zone", a-t-il affirmé.

Troisième point évoqué, la santé et notamment la lutte contre le Sida et les maladies émergentes. Il s'est félicité de la transformation du CHR réunuionnais en centre hospitalier universitaire, qui permettra d'aider à la formation des médecins des pays voisins, et de la création de l'Agence régionale de santé de l'océan Indien en avril dernier.

Il a enfin plaidé pour un développement économique et commercial accru dans la zone et pour un rapprochement avec l'organisation internationale de la francophonie.

Les allocutions se sont ensuite succédées, avec celle de Saïd Ibrahim Fahmi, ministre des relations extérieures des Comores. Celui-ci a souhaité "renforcer la coopération très fructueuse avec la COI, pour notre région qui connaît encore beaucoup de difficultés".

Robert Via, pour Madagascar, a rappelé les efforts que son pays fait pour des élections libres et une sortie de crise politique. Il a également évoqué la création d'un centre anti-piraterie à Diego-Suarez. "Ne soyez pas seulement des voisins, soyez aussi des partenaires afin de nous aider à bâtir une nouvelle société", a-t-il conclu.

Arwin Boolel, ministre mauricien des Affaires étrangères, a appelé de ses voeux un renforcemenrt de la coopération économique régionale. Quant à Joel Morgan, ministre seychellois pour l'environnement, les ressources naturelles et le transport, il a souhaité un renforcement de la lutte contre les stupéfiants et la piraterie. Il a également souhaité que la COI se saisisse du problème de réchauffement climatique, crucial pour les îles de la zone.

Le programme de cette journée:
10H00 – Cérémonie d'ouverture dans l'hémicycle
de 11H15 à 17H25 - Séance des travaux de la Commission (à huis clos)
17H25 - Cérémonie de clôture
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#Posté le mercredi 09 juin 2010 21:47

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