Comores : Fête de l'Indépendance Vers une réforme des institutions

Comores : Fête de l’Indépendance  Vers une réforme des institutions

Les Comores ont célébré dimanche dernier le 33ème anniversaire de l'indépendance sur les 3 îles sur le modèle en trois temps inauguré par Sambi depuis son accession au pouvoir. Dans un entretien avec des journalistes, il a exprimé sa détermination à vouloir reformer les institutions afin de les alléger.

ILS étaient là comme à l'accoutumée ces dizaines de hautes personnalités de l'Etat et les diplomates à la tribune officielle installée à côté de la tribune latérale où des centaines de cadres du secteur public et privé communiaient ensemble sur ce grand moment de l'histoire des Comores.
Massés aux alentours, des milliers d'anonymes ont pris part à cet événement. Si une bonne partie de cette foule nombreuse est venue commémorer la proclamation de l'indépendance, certains se sont déplacés juste pour le spectacle car il y a peu de divertissement à Moroni en dehors des mariages. Ces derniers en ont eu pour leur déplacement. En effet, la parade militaire d'habitude très appréciée a été cette année précédée d'une brève représentation des jeunes acrobates comoriens formés en Chine. Par des numéros de cirque de haute voltige, ces adolescents ont coupé le souffle des spectateurs, au premier rang desquels le chef de l'Etat qui n'a pas pu s'empêcher de bousculer le protocole afin de remercier l'ambassadeur de l'Empire du Milieu assis deux rangées derrière lui.
Quelques instants auparavant, le Président Sambi a reçu à la figure la phrase : « nous avons assez des discours, on veut à manger », alors que le chef de l'Exécutif de Ngazidja a été vertement conspué par la foule dès son apparition.

Depuis 2 ans, la présence populaire dans les manifestations officielles a pris une autre tournure. Les applaudissements ou les huées du public sont devenus le baromètre qui mesure le taux de popularité des hommes politiques dans un pays où les sondages n'existent pas. Le Colonel Azali en sait quelque chose pour avoir été conspué lorsqu'il passait le témoin à Sambi en mai 2006. Il a eu droit au même traitement en avril 2007 lors de la cérémonie de décoration des officiers qui ont pris part à la libération d'Anjouan. Entre-temps, l'ancien président avait reçu la reconnaissance des étudiants comoriens qui l'avaient chaudement ovationné lors de la pose de la première pierre de la nouvelle bibliothèque de l'Université.

La réforme des institutions s'impose

Après Moroni, le chef de l'Etat s'est rendu à Mohéli où une autre cérémonie publique à été organisée pour la même occasion en fin de matinée. C'est en début d'après-midi que les Anjouanais ont accueilli les officiels pour la dernière étape de cette parade tournante. Si dans les 3 chefs-lieux des îles, Sambi a décoré des personnalités civiles et religieuses pour services rendus à la nation, la particularité de Mutsamudu tient du fait que le Président de la République et son chef d'Etat Major ont été à leur tour décorés par les femmes anjouanaises pour les avoir délivré du joug du Colonel Bacar. Et c'est justement le lendemain 7 juillet que l'ère Bacar a été définitivement enterrée avec l'investiture du président Moussa Toybou élu le 29 juin dernier.

Il est à noter que le fait marquant de cette fête de l'indépendance est sorti d'un point de presse du chef de l'Etat. Il a annoncé en substance qu'avec la fin du séparatisme à Anjouan, il allait tenir sa promesse de reformer cette architecture institutionnelle lourde et budgétivore : « un petit pays comme le nôtre ne peut plus se permettre d'avoir 4 constitutions, 4 présidents, 4 gouvernements, 4 Parlements ». Pour ce faire, il compte organiser avec l'aide de l'Union Africaine, la Ligue des Etats Arabes et l'organisation Internationale de la Francophonie des Assises nationales pour débattre de la question. Il dit ne pas exclure la consultation du peuple par référendum si rien de cohérent ne sort de cette conférence inter-comorienne.

De notre correspondant
A. Mohamed


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# Posté le jeudi 10 juillet 2008 03:22

BOMBARDEMENT IMMINENT DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES IRANIENNES

BOMBARDEMENT IMMINENT DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES IRANIENNES
BOMBARDEMENT IMMINENT DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES IRANIENNES Wade pourra-t-il stopper la machine américano-israélienne ?
Dans sa dernière livraison, «Jeune Afrique» est largement revenu sur les risques d'une conflagration militaire entre la République islamique d'Iran et la coalition américano-israélienne. Des risques si élevés qu'une diplomatie mondiale souterraine est en train de se déployer pour éviter le pire. Selon certaines indiscrétions, c'est dans ce cadre que le Président Wade séjourne depuis hier au pays des «Ayatollahs», pour tenter d'éviter le pire.
À un journaliste américain qui lui posait une question sur le jugement négatif des futures générations, qui le considéreront comme un fauteur de guerre, le Président Georges Bush a répondu sans sourciller : «Je ne serai pas là pour l'apprécier» ! Et c'est sans doute cette logique belliciste qui pousse le locataire de la «Maison blanche» à vouloir bénir une opération militaire de Tsahal (l'Armée israélienne) contre les installations nucléaires de l'Iran. Une perspective funeste aux conséquences incalculables et qui fait tressauter les pacifistes du monde entier. Tous, en effet, redoutent qu'en cas d'attaques contre leur pays, la riposte des Mollahs embraserait non seulement le Proche et le Moyen-Orient, mais accentuerait également la flambée du prix du baril.

Wade tente de convaincre l'Iran

Conscient des bruits de botte qui se font déjà entendre, le Président sénégalais, certainement en sa qualité de président en exercice de l'Organisation de la conférence islamique (Oci), a décidé de jouer sa partition. En essayant de convaincre l'Iran à privilégier les négociations et en ouvrant ses installations nucléaires à l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea). Sur le chemin de son retour du sommet du G8 qui se déroulait au Japon, il a fait un crochet à Téhéran. Selon des sources proches du pouvoir, Me Wade devrait évoquer la situation avec le Président Mahmoud Ahmadinejad et le guide suprême de la révolution Aly Khamenei.

Haro sur Bush et Olmert

Pour réussir sa mission presque impossible, le Président sénégalais va également jeter son dévolu sur le Président américain et sur son allié israélien. En clair, confirme son entourage, Me Wade va prendre langue avec Georges Bush pour le persuader à privilégier la voie du dialogue. Le successeur de Diouf devrait également saisir le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont l'écrasante majorité de ses concitoyens est favorable à une attaque préventive contre le pays de l'imam Khomeyni. L'aviation de l'Armée israélienne a déjà fini ses entraînements au-dessus de la Méditerranée. Et ça, Wade le sait.

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# Posté le mercredi 09 juillet 2008 17:29

LE PEUPLE EST TEMOINS !

qui avait raison?
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# Posté le mercredi 09 juillet 2008 07:58

qui dit vrai ?

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# Posté le mercredi 09 juillet 2008 07:45

INTERVENTION DE SAMBI LE 06/07/2008

INTERVENTION DE SAMBI LE 06/07/2008
Le président appelle «les Comoriens à changer leurs habitudes»

A l'occasion de la célébration du 33ème anniversaire de l'indépendance, le président de la République s'est prêté, durant une heure de temps, aux questions de 3 journalistes, aussi bien sur les grands dossiers du moment, le bilan et les perspectives. L'interview conçue par la communication de la présidence remplace le traditionnel discours prononcé tous les ans à la date du 6 juillet, jour de la proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores.
Cette interview de la télévision nationale des Comores (TNC) a été réalisée en partenariat avec le journal « l'Archipel » et le journal « Al-watwan ». Animée par Ben Abdou Said, le directeur de la TNC, les trois journalistes, Faouzia Ali Amir, de la TNC, Aboubacar M'Changama, directeur de l'Archipel et Mohamed Soilihi, le rédacteur en chef d'Al-Watwan, l'interview a porté sur trois thèmes centraux : les aspects institutionnels, la politique intérieure et la politique étrangère. Sur le projet de réforme de la constitution, le président dit qu' « après la libération d'Anjouan, nous devons nous retrouver sur la même table pour évaluer l'application de la constitution, ses atouts, ses blocages ». Donnant son point de vue personnel, Sambi pense que « nous n'avons pas besoin de 4 constitutions, de 4 présidents et de 4 parlements. Ces institutions constituent un poids économique insupportable ». Il est normal de « demander aux Comoriens si oui ou non, nous avons besoin de toute cette architecture institutionnelle ». Le président rappelle que « j'ai le pouvoir constitutionnel d'inviter les Comoriens à un référendum, mais j'ai opté pour une consultation large des comoriens avec l'appui de la communauté internationale ».
L'interview est ouverte par Faouzia Ali Amir, sur une question relative au regard très critique porté par le président Sambi sur les trois décennies d'indépendance des Comores, mais aussi sur sa promesse de vaincre la pauvreté. Le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a souhaité aux Comoriens, d'abord «une bonne année d'espoir et de réussite». «Nous avons accédé à l'indépendance depuis 1975, dit-il, mais nous avons peut être arraché la liberté sans en tirer le maximum de profit». Le président reconnaît que «beaucoup a été fait et que, sans l'indépendance, ces réalisations auraient été impossibles ». Il regrette que quelques mois après cet événement historique, «un coup d'Etat a été fomenté, ouvrant la voie aux incertitudes politiques, à l'alternance par la force et aux manigances de toutes sortes».
Le président Sambi admet «nous avons un lourd héritage de la colonisation. Les routes les écoles ont été réalisées après l'indépendance et pas avant». «Par contre, insiste-il, sur le fait que nous avons perdu beaucoup de temps et nous aurions pu en 30 ans mettre en œuvre beaucoup a été perdu de choses».
Mayotte est et restera comorienne
Interrogé par Mchangama sur la lutte contre la pauvreté et la concrétisation de son projet habitat, estime que «sont 2 ans d'exercice de pouvoir trop courtes», M. Sambi déclare: que «mon premier projet est l'habitat. Je sais que le budget de l'Etat n'était pas capable de répondre à un investissement lourd pour satisfaire le projet de logement social décent ».
Le président révèle «le manque d'expertise et de technicité en matière de fabrication des briques rouges en argile ont empêché de mettre en oeuvre rapidement ce grand projet».
Il regrette «les conseils prodigués sur la possibilité de produire des briques sans passer au four, occasionnant une perte de temps dommageable à la mise en œuvre du projet». Le président a du se rendre à l'évidence que «sur le plan local, personne n'a la maîtrise de la fabrication des briques, même pour déterminer avec précision le degré des fours».
Le président Sambi promet que «tout a été mis en oeuvre pour que d'ici deux ans, cette expertise soit acquise grâce à la collaboration des techniciens des pays amis. Ce projet n'est pas mort, loin de là, l'argent est là et le projet est en cours».
Revenant sur la justice, le président affirme «mon espoir était que l'indépendance de la justice une fois acquise et garantie, les magistrats allaient la respecter pour dire le droit». Sambi insiste sur le fait qu'il n'est «jamais personnellement intervenu dans les décisions de justice. Personne ne peut témoigner que j'ai interféré dans les décisions des magistrats ».
«La justice est indépendante, mais malheureusement, elle ne sert pas toujours la justice et je regrette que certains parmi les magistrats utilisent cette indépendance pour leurs propres intérêts».
Le journaliste de l'archipel Mchangama interpelle le président sur « les moyens limités mis en œuvre pour permettre aux magistrats de faire leur travail». Le président commence par évoquer « les rémunérations plus qu'honorables et les moyens acceptables mis à leur disposition ». Le président Sambi reconnaît: que «les moyens logistiques, de communications ne sont pas adéquates » et insiste sur «l'indépendance des décisions prises», précisant: «j'apprends comme tous les autres citoyens que des personnes sont libres ou emprisonné» dans telle ou telle affaire.
Le rédacteur chef du journal Al-watwan Mohamed Soilihi, pose la question de Mayotte et la suite à donner à sa rencontre à Paris avec le président français Nicolas Sarkozy. Le président Sambi porte un nouvel éclairage sur le litige territorial qui oppose à la France depuis 33 ans.
«Que les français le veuillent ou non, Mayotte est et restera comorienne » dit-il. «Mayotte reviendra-t-elle comme Anjouan en sécession est revenue, se demande le président avant de répondre en affirmant: «nous n'avons pas la possibilité et les moyens de faire revenir Mayotte par la force». Sa formule est simple et claire, «au lieu de continuer à débattre et à discourir éternellement sur la question de Mayotte, nous devons réfléchir et rechercher les voies et moyens pour apporter un début de solution ». Evoquant la rencontre à Paris avec le président Nicolas Sarkozy, Sambi dit: « j'étais clair avec lui ». J'ai suggéré « l'ouverture des discussions sérieuses » en lui exposant « mon indignation de voir la mer qui sépare les îles devenir un cimetière ». Le président a « plaidé pour l'abolition du visa » et « le président Sarkozy a accepté d'instituer une structure permanente pour discuter de tous ces sujets ».
La conviction du président Sambi, « Mayotte reviendra dans le giron naturel le jour où les mahorais eux-mêmes demanderont de revenir». Pour y parvenir, Sambi pense que «notre devoir est de changer la situation économique et sociale des Comores pour que les mahorais s'estiment rassurés pour leur devenir ». Le président déclare qu'il s'oppose à «la consultation des mahorais par référendum», annonçant: «le président Sarkozy projette de venir aux Comores, pour signer un accord global ».
Un agrément pour acheter et vendre de l'essence
Interrogé sur les nombreux voyages effectués à l'extérieur, le président admet que «c'est vrai, j'ai voyagé beaucoup». Selon lui, «pour mieux aider ce pays il me faut une diplomatie active, une diplomatie pour le développement». Sambi rappelle: «tout projet de développement est conçu sur la base des apports extérieurs, financiers ou techniques».
Il prend l'exemple du Japon, «un pays qui a beaucoup apporté dans les télécommunications, l'école de pêche, mais qui s'était retiré de ce pays». Le travail minutieux et fastidieux de la diplomatie poursuit un objectif, « renouer la confiance » avec les partenaires extérieurs.
Le président rappelle la dette qui pèse sur les Comores, révélant: que « même les Moudiriyat d'Ali Soilihi font partie des dettes que nous continuons encore à payer ».
Le président explique d'une manière pédagogique pour illustrer son propos que « même le débarquement militaire à Anjouan n'a été possible que grâce au travail de la diplomatie ». Il annonce que « la Chine envoie 60 conteneurs des équipements pour l'eau et l'électricité ». Idem pour l'Iran où la société comorienne des hydrocarbures a obtenu «un agrément pour acheter et vendre de l'essence », la toure.
Le président démontre qu'au «mois d'avril 2007, la Sch achetait le baril à 530 dollars et un an après en avril 2008, le baril est à 1200 dollars avant de toucher en juin 2008 le seuil de 1400 dollars». L'Iran nous a offert l'avantage d'acheter du brut pour revendre. Le Yémen accepte de «raffiner ce pétrole à 11 dollars au lieu de 20 dollars».
Abordant la question de la crise alimentaire, le président Sambi estime que «le prix du riz a doublé », appelant «les Comoriens à changer les habitudes». «On peut, dit-il, encourager nos enfants à emprunter d'autres moyens de locomotions comme les cyclomoteurs, comme nous devons encourager les comoriens à consommer des produits locaux pour remplacer le riz et la farine».
Le président dit avoir ordonné que « 30% des dotations d'essences seront affectés pour acheter des semences à l'agriculture. L'objectif est de produire localement pour remplacer le riz». Le président annonce que «le pays est devenu «membre de l'Agoa et le président Bush a approuvé notre adhésion».
Sur le projet de loi de la « citoyenneté économique» et les soupçons qui pèsent sur les «shiites qui seront les principaux bénéficiaires».
Le président rappelle: «ce sont les représentants du Koweït et des Emirats arabes unis qui ont proposé depuis New York que de nombreux citoyens de leurs pays veulent la citoyenneté d'un pays en paix». Le président indique que les deux pays projettent «un investissement de 100 millions de dollars pour 25.000 familles*. De l'argent injecté pour les projets de développement». Le président indique: « 4 millions de dollars par mois pour 2 ans nous ont été proposés ». Il rappelle que «le Yémen et le Bangladesh souhaitent bénéficier de ce même accord».
Dans ce dossier sensible, précise-t-il, «nous jouons pleinement la transparence et nous avons soumis un projet de loi à l'assemblée. Il semble que «l'Arabie saoudite prendra le train en marche». Le président estime que «les passeports biométriques nous permettront de mieux contrôler ce flux de demandes de citoyenneté comorienne».
Un autre gouvernement dans les prochains jours
Sur le projet de réforme de la constitution, le président Sambi rappelle : «la sécession anjouanaise est à l'origine du nouveau cadre institutionnel ». Le président dit qu' «après la libération d'Anjouan, nous devons nous retrouver sur la même table pour évaluer l'application de la constitution, ses atouts, ses blocages».
Donnant son point de vue personnel, Sambi pense que «nous n'avons pas besoin de 4 constitutions, de 4 présidents et de 4 parlements. Ces institutions ont un poids économique insupportable».
Il est normal de «demander aux Comoriens si oui ou non, nous avons besoin de toute cette architecture institutionnelle. C'est au peuple de choisir. Les Comoriens doivent se prononcer sur les conflits de compétences».
Le président rappelle: «j'ai le pouvoir constitutionnel d'inviter les Comoriens à un référendum, mais j'ai opté pour une consultation large des Comoriens avec l'appui de la communauté internationale».
Interpellé sur sa fameuse phrase «je suis mal servi et quelques fois trahi», le président déclare que rien n'a changé et qu'il établit le même constat. Il annonce «un autre gouvernement dans les prochains jours pour mieux engager le pays dans le changement ».
Rapportée par Ahmed Ali Amir
Al-watwan N° 1108 du 7 juillet 2008
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# Posté le mardi 08 juillet 2008 11:30