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Cap sur l'autoroute du canal du Mozambique

Cap sur l’autoroute du canal du Mozambique
Coopération régionale. La création d'une autoroute de la mer dans le canal du Mozambique, un projet porté par la COI et financé en grande partie par la Banque mondiale, avance tout doucement. Son lancement pourrait avoir lieu cette année.


Le canal du Mozambique. Une route commerciale mondiale où transitent des centaines de navires chaque jour et qui ne cesse de gagner en importance. Des pétroliers, des vraquiers ainsi que d'autres monstres porte-conteneurs croisent dans la zone au contact avec des bateaux de pêche. Les Comores, la France avec Mayotte et Madagascar bordent cette voie de navigation mondiale. Trois pays qui font partie de la Commission océan Indien (COI). C'est cette structure qui porte le projet d'autoroute maritime dans le canal du Mozambique et auquel d'autres pays de la côte est africaine devraient être associés. Lancé en 2003, ce programme vise à prévenir les risques de pollution et à éliminer les risques d'accident entre navires notamment les pétroliers. Il ne s'agit pas du rail d'Ouessant ou de celui du Pas de Calais, qui sont, tous deux, des dispositifs de séparation du trafic. Non, dans le canal du Mozambique, il s'agit d'une autoroute “électronique”. En clair, il s'agit de mettre en place un dispositif de contrôle et d'inspection des navires au niveau portuaire, mais aussi d'améliorer la surveillance électronique des navires empruntant cette voie maritime. Cela permettra, outre de sécuriser le passage des bateaux, de limiter certaines pratiques bien connues comme le dégazage sauvage des navires.

Lancement cette année ?

Il n'est ainsi pas rare que des galettes de pétrole souillent les plages de pontes de tortues vertes des Îles Éparses. Mais, aujourd'hui, sans moyens véritablement efficace de contrôle, les pollueurs se noient dans la masse du trafic. Cette autoroute de la mer mise énormément sur les avancées technologiques en matière de surveillance. Et notamment les équipements d'aide à la navigation et les systèmes automatiques donnant des informations en temps réel et en continu sur le passage des navires. Ceux-ci devraient permettre aux pays côtiers de disposer de plus de temps pour combattre d'éventuels déversements. Cela donnera un coup de fouet à la coopération régionale en matière de lutte anti-pollution. Une mission pour laquelle la France a une nette longueur d'avance sur ses partenaires. La Marine s'est équipée pour cela de matériel ad hoc comme les produits dispersants. Le La Grandière et les patrouilleurs La Boudeuse et La Rieuse, basés à La Réunion, peuvent intervenir dans le cadre du plan Polmar et de la coopération régionale selon les besoins. L'Europe a également financé des moyens de lutte dans chaque état de la COI. Autant d'outils qui serviront d'abord à la lutte anti-pollution mais aussi au contrôle de la pêche et au sauvetage en mer selon la COI. Sa mise en place se fait pourtant attendre. Prévue pour 2007, elle est toujours en stand-by, malgré un co-financement de la Banque mondiale atteignant selon certaines sources 11 millions de dollars. Mais tout arrive un jour. Le lancement pourrait intervenir cette année.

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# Posté le dimanche 22 juin 2008 04:39

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