Dans une déclaration adressée aux Anjouanais lundi 30 juin, au lendemain du second tour de l'élection du président d'Anjouan remportée a priori par son adversaire Moussa Toybou, Mohamed Djaanfari conteste les résultats officiels.
Selon Mohamed Djaanfari, "les Anjouanais, dans leur grande majorité m'ont encore témoigné de leur confiance en votant pour moi le 29 juin 2008 et ce, malgré la volonté du Président de l'Union, Abdallah Sambi, de tenir en échec cette victoire." Le candidat de Sima accuse Sambi d'avoir mis à disposition de Moussa Toybou, donné gagnant selon les premiers résultats provisoires publiés lundi, "tous les moyens matériel, financier et humain de l'Etat pour l'aider à mettre en place une machine de fraudes". "Comme insatisfait", poursuit-il, "Sambi s'est acharné pour porter atteinte aux institutions de la république, y compris la seule Cour habilitée à statuer en dernier ressort sur le contentieux électoral ; en d'autres termes, la Cour Constitutionnelle", dont il a remplacé le président la semaine dernière (lire l'article Comores : les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment ).
Sans surprise, M. Djaanfari estime "en vertu du respect du droit, que la validation de ma victoire à l'issue du scrutin du 29 juin 2008 ne souffrira de rien étant donné le constat désagréable sur les irrégularités flagrantes commises par les partisans de Moussa Toybou." Il se dit "déterminé à poursuivre toutes les voies juridiques pour défendre la démocratie et notre victoire" et qualifie d'"inadmissibles" "les agissements irresponsables de Sambi", qu'il n'hésite pas à comparer à l'ancien dictateur anjouanais, Mohamed Bacar. "Le président Sambi engage le pays dans la voie de l'instabilité politique aux conséquences fâcheuses inquiétantes et dramatiques", conclut-il. Il appelle en dernier ressort les Comoriens à "défendre le droit et le retour à la légalité institutionnelle du pays ; être solidaire de la Cour Constitutionnelle de l'Assemblée Nationale ; refuser et à dénoncer la dérive totalitaire de Sambi." Il appelle également la communauté internationale à "mesurer le poids des conséquences dans la volonté du chef de l'Etat à porter atteinte aux institutions de l'Union ; défendre le droit international ; veiller au respect de la démocratie."
Cette dernière a cependant d'ores et déjà jugé le scrutin du 29 juin valide. La mission d'observation internationale, composée de la Ligue des Etats arabes, de l'Union africaine, de l'Organisation internationale de la francophonie, de la Commission de l'Océan indien, de l'ambassade des Etats-unis et de celle de la Libye, a constaté ''une bonne organisation du scrutin, une campagne électorale sans incident notable, axée sur l'unité nationale''. La mission a également noté ''un comportement citoyen de la population, une amélioration dans la maîtrise des opérations de vote par les agents électoraux et les électeurs, une bonne sécurisation des opérations de vote et la présence discrète des forces de sécurités sur les lieux de vote''.
De son côté, la Fédération comorienne des organisations de la société civile a déclaré dans un communiqué que ''malgré les retards dans l'acheminement et le manque de certains matériels dans quelques régions, les élections se sont globalement déroulées d'une manière satisfaisante''.
La Cour constitutionnelle doit donner les résultats définitifs de cette élection avant le jeudi 3 juillet prochain.
Selon Mohamed Djaanfari, "les Anjouanais, dans leur grande majorité m'ont encore témoigné de leur confiance en votant pour moi le 29 juin 2008 et ce, malgré la volonté du Président de l'Union, Abdallah Sambi, de tenir en échec cette victoire." Le candidat de Sima accuse Sambi d'avoir mis à disposition de Moussa Toybou, donné gagnant selon les premiers résultats provisoires publiés lundi, "tous les moyens matériel, financier et humain de l'Etat pour l'aider à mettre en place une machine de fraudes". "Comme insatisfait", poursuit-il, "Sambi s'est acharné pour porter atteinte aux institutions de la république, y compris la seule Cour habilitée à statuer en dernier ressort sur le contentieux électoral ; en d'autres termes, la Cour Constitutionnelle", dont il a remplacé le président la semaine dernière (lire l'article Comores : les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment ).
Sans surprise, M. Djaanfari estime "en vertu du respect du droit, que la validation de ma victoire à l'issue du scrutin du 29 juin 2008 ne souffrira de rien étant donné le constat désagréable sur les irrégularités flagrantes commises par les partisans de Moussa Toybou." Il se dit "déterminé à poursuivre toutes les voies juridiques pour défendre la démocratie et notre victoire" et qualifie d'"inadmissibles" "les agissements irresponsables de Sambi", qu'il n'hésite pas à comparer à l'ancien dictateur anjouanais, Mohamed Bacar. "Le président Sambi engage le pays dans la voie de l'instabilité politique aux conséquences fâcheuses inquiétantes et dramatiques", conclut-il. Il appelle en dernier ressort les Comoriens à "défendre le droit et le retour à la légalité institutionnelle du pays ; être solidaire de la Cour Constitutionnelle de l'Assemblée Nationale ; refuser et à dénoncer la dérive totalitaire de Sambi." Il appelle également la communauté internationale à "mesurer le poids des conséquences dans la volonté du chef de l'Etat à porter atteinte aux institutions de l'Union ; défendre le droit international ; veiller au respect de la démocratie."
Cette dernière a cependant d'ores et déjà jugé le scrutin du 29 juin valide. La mission d'observation internationale, composée de la Ligue des Etats arabes, de l'Union africaine, de l'Organisation internationale de la francophonie, de la Commission de l'Océan indien, de l'ambassade des Etats-unis et de celle de la Libye, a constaté ''une bonne organisation du scrutin, une campagne électorale sans incident notable, axée sur l'unité nationale''. La mission a également noté ''un comportement citoyen de la population, une amélioration dans la maîtrise des opérations de vote par les agents électoraux et les électeurs, une bonne sécurisation des opérations de vote et la présence discrète des forces de sécurités sur les lieux de vote''.
De son côté, la Fédération comorienne des organisations de la société civile a déclaré dans un communiqué que ''malgré les retards dans l'acheminement et le manque de certains matériels dans quelques régions, les élections se sont globalement déroulées d'une manière satisfaisante''.
La Cour constitutionnelle doit donner les résultats définitifs de cette élection avant le jeudi 3 juillet prochain.