Des requins peuvent se reproduire sans rapports sexuels

Des requins peuvent se reproduire sans rapports sexuels
BELFAST (AFP) - Des scientifiques ont trouvé un type de femelle requin qui peut se reproduire sans avoir de rapports sexuels, ce qui est une première biologique, selon des recherches publiées mercredi.

Une femelle de la race des requins-marteaux a donné naissance sans accouplement à sa progéniture qui ne présente pas d'ADN paternel, selon les experts d'Irlande du Nord et des Etats-Unis.
C'est la première étude scientifique sur la reproduction sexuelle chez les requins et les chercheurs disent que la découverte suscite des inquiétudes concernant la santé génétique et reproductrice des populations de requins en voie de diminution.
La découverte a été déclenchée par une naissance inattendue dans un aquarium au zoo Henry Doorly au Nebraska aux Etats-Unis en décembre 2001, ont rapporté les chercheurs dans le journal Biology Letters publié par la Société Royale Britannique.
L'arrivée du nouveau bébé requin a dérouté le personnel étant donné qu'aucune des trois femelles requin-marteaux du réservoir n'a été exposée à un mâle requin-marteau pendant trois ans, depuis qu'elles ont été attrapées bébés en Floride.
La recherche a été effectuée par des scientifiques de la Queen's University à Belfast (Irlande du Nord), de l'Institut de recherches Guy Harvey de la Nova Southeastern University en Floride et du zoo Henry Doorly.
Le directeur de l'équipe de recherche de la Queen's et le co-auteur de l'étude, Docteur Paulo Prodohl, de l'école des sciences biologiques, ont décrit les résultats comme "réellement surprenants".
"Jusque là tout le monde pensait que tous les requins se reproduisaient seulement par le biais de rapports sexuels entre un mâle et une femelle, l'embryon devant obtenir de l'ADN des deux parents pour se développer, comme chez les mammifères".
Le Dr Mahmood Shivji, le co-auteur qui a conduit l'équipe de l'institut de recherches Guy Harvey, a dit que la recherche pourrait résoudre le mystère présenté par les autres espèces de requins ayant des bébés en captivité sans avoir de contacts avec un mâle.
"A présent, il apparaît clairement qu'au moins quelques femelles requins peuvent passer d'un mode de reproduction sexuel à un mode de reproduction non-sexuel en l'absence de mâles".
"Malheureusement, cet évènement n'est pas bénin car il entraîne une réduction de la diversité génétique chez la progéniture puisqu'il n'y a aucune nouvelle variation génétique introduite du côté paternel".
Les femelles d'un petit nombre seulement d'espèces vertébrées peuvent donner naissance à des petits entièrement formés sans exiger que leurs oeufs soient fertilisés par le sperme du mâle.
Cette capacité de reproduction peu commune, appelée parthénogenèse est observée très occasionnellement au sein de petits groupes comme les oiseaux, les reptiles et les amphibiens.
Cependant, cela n'avait jamais été observé auparavant chez les vertébrés principaux comme les mammifères ou les requins.

# Posté le mercredi 23 mai 2007 08:53

COUP D'ETAT AUX COMORES BOB DENARD JUGE EN APPEL en ligne le 23/05/07

COUP D'ETAT AUX COMORES BOB DENARD JUGE EN APPEL  en ligne le 23/05/07
Coup d'Etat aux Comores
Bob Denard jugé en appel à partir du 6 juin


Le procès en appel du mercenaire français Bob Denard, poursuivi pour sa participation à un coup d'Etat aux Comores en 1995, doit se tenir à partir du 6 juin et jusqu'au 15 devant la cour d'appel de Paris, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
En première instance, M. Denard avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement avec sursis mais le parquet avait appel de cette condamnation. Selon une source judiciaire, cette sentence serait en effet "illégale".
L'article 132-30 du code pénal établit que "le sursis simple ne peut être ordonné à l'égard d'une personne physique que lorsque le prévenu n'a pas été condamné, au cours des cinq années précédant les faits".
Or, Bob Denard avait été condamné en avril 1993, soit deux ans avant le coup d'Etat aux Comores, à une peine de cinq ans de prison avec sursis pour une tentative de coup d'Etat au Bénin en janvier 1977.
L'ex-mercenaire, atteint de la maladie d'Alzheimer, n'avait pas assisté à son procès en première instance, une expertise médicale remise au tribunal ayant estimé qu'il était inapte à comparaître.
M. Denard avait été mis en cause par la justice française avec 25 autres prévenus pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime", soit l'arrestation et la séquestration arbitraires de Saïd Mohamed Djohar, alors président de l'ex-République fédérale islamique des Comores, lors d'une tentative de coup d'Etat qui s'était déroulée du 27 septembre au 4 octobre 1995 sous le nom d'opération "Eskazi" (vent chaud qui souffle sur les Comores).
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# Posté le mercredi 23 mai 2007 08:13

COMORES DONNEES GENERALES

COMORES DONNEES GENERALES
Dernière mise à jour : 03/05/07 Données générales Données géographiques Nom officiel : Union Des Comores Superficie : 1862 Km² Population : 798 000 hab Capitale : Moroni Villes principales : Moroni (26 000 hab), Mutsamudu(13 000), Fomboni(8 500) Langues officielles : Comorien, français, arabe Monnaie : Franc comorien (492 Fc pour 1¤) Fête nationale : 6 juillet 1975 Données démographiques Croissance démographique : +2,5% (PNUD, 2003-2015) Espérance de vie : 63,2 ans (PNUD, 2003) Taux d'alphabétisation : 56,2% (PNUD, 2002) Religion(s) : Islam sunnite (98%) catholiques romains (2%) Indice de développement humain : 132ème sur 177 (source PNUD 2004) Données économiques PIB : 368 millions de dollars en 2004 (France : 2.002,5 milliards de dollars en 2004) PIB par habitant : 465 US dollars en 2004 (France : 30.090 euros en 2004) Taux de croissance : +1,9 % (2004) Taux de chômage : nd Taux d'inflation : +4,5 % (2004) Solde budgétaire : -1,3% du PIB Balance commerciale : -51,6 millions US dollars en 2004 (estimation) Principaux clients : France, Allemagne, Etats-Unis Principaux fournisseurs : France, Japon, kenya Part des principaux secteurs d'activités dans le PIB : Primaire : 50% Secondaire : 12% Tertiaire : 38% Exportations de la France vers les Comores : 19,68 M¤ (2004, source DGTPE) Importations françaises des Comores : 5,69 M¤ (2004, source DGTPE) Communauté française en 2007 : 2.036 immatriculés Communauté comorienne en France : Importante diaspora (250 000 à 400 000 en métropole, 100 000 à Mayotte et 20 000 à la réunion) Situation intérieure Situation politique L'histoire des Comores depuis l'indépendance est caractérisée par une très grande instabilité politique (une vingtaine de coups d'Etat ou tentatives, interventions de mercenaires) qui a provoqué une lente dégradation des institutions, des infrastructures de base et de l'économie. La dernière - et la plus grave - crise politique touche Anjouan en 1997. Cette île, la plus densément peuplée de l'archipel, fait sécession et demande son rattachement à la France avant de proclamer son indépendance le 3 août 1997, suivie de Mohéli. Le gouvernement central échoue à rétablir son autorité par la force et s'affaiblit, ce qui ouvre la voie au coup d'Etat du Colonel AZALI, le 30 avril 1999. L'OUA et l'OIF, soutenues par la France, interviennent dans le règlement du conflit. Des négociations difficiles permettent de parvenir à un accord-cadre de réconciliation nationale, dit « Accord de Fomboni II » (17 février 2001). L'accord prévoit une constitution fédérale pour le nouvel ensemble comorien. Un comité de suivi est mis en place, dans lequel siègent les partenaires des Comores, dont la France. La nouvelle constitution de « l'Union des Comores » est adoptée par référendum le 23 décembre 2001. Cette constitution crée un Etat fédéral composé de trois îles dotées d'une très large autonomie, avec une présidence tournante entre les îles. Seul le grand leadeur le Prince Said Ali Hemal qui s'opposait et s'oppose à cette constitution batarde.
Le Colonel AZALI est élu président de l'Union en avril 2002, en même temps que les présidents des îles d'Anjouan (Mohame BACAR), de Mohéli (Mohamed Saïd FAZUL) et de la Grande Comore (Abou Soulé ELBAK). Chaque étape de la mise en ½uvre de l'accord de Fomboni donne lieu à de nouveaux conflits sur la répartition des compétences entre l'Union et les îles (contrôle des douanes, des sociétés publiques génératrices de recettes, des forces de sécurité). L'accord de Moroni conclu le 20 décembre 2003 sous l'égide de l'Afrique du Sud, précise les conditions d'application du « processus de Fomboni ». Les élections législatives au niveau des îles et de l'Union ont lieu dans de bonnes conditions en mars et avril 2004. Les opposants au président AZALI, favorables à une plus grande autonomie des îles, remportent ces élections et détiennent la majorité à l'Assemblée de l'Union, qui est mise en place en juin 2004. Le président AZALI s'efforce néanmoins de contrebalancer l'influence des îles autonomes, qui souhaitent faire adopter des lois organiques allant vers une plus grande décentralisation de l'Etat comorien. La loi organique sur les Forces de sécurité intérieure, adoptée en mai 2005, crée notamment des forces de police dotées de compétences similaires à celles de la gendarmerie. Ces forces seront placées sous l'autorité des présidents des îles autonomes, qui entretiennent des relations difficiles avec le président AZALI. L'Union craint de les voir se doter de matériel militaire et dénonce une remise en cause de l'unité du pays. L'année 2006 mettra à l'épreuve la stabilité des nouvelles institutions de l'Union et l'avenir du processus de réconciliation : le président AZALI s'est engagé à quitter le pouvoir au terme de son mandat. La prochaine présidence doit revenir à un Anjouanais, suivant le principe d'une présidence tournante entre les îles. Les élections devraient avoir lieu au début de l'année à Anjouan pour le premier tour au niveau local et en avril-mai pour le second tour au niveau des trois îles. De nombreux obstacles risquent de perturber l'organisation du scrutin. Anjouan vit une situation de crise sociale que le retour de nombreux clandestins rentrant de Mayotte pourrait aggraver. Son président, Mohamed BACAR, est contesté (émeutes en février 2005, accusations de tentatives de déstabilisation fomentées par l'Union). Au plan national, les retards de paiement des salaires et la cherté de la vie (hausse des produits pétroliers) génèrent également une forte tension sociale (émeutes à Moroni en septembre 2005). Situation économique Conséquence de l'instabilité chronique des institutions, le pays n'a jamais réussi à créer les conditions d'un décollage économique. Les Comores souffrent de leur morcellement géographique et manquent d'infrastructures qui pourraient désenclaver les îles. Le seul port pouvant accueillir des navires de gros tonnage se trouve à Anjouan. Le réseau routier est en mauvais état. Les moyens de transport réguliers par voie maritime entre les îles et vers Mayotte ont quasiment disparu en 2004 et 2005. A ces conditions défavorables, il faut ajouter des carences dans la gestion des finances publiques : difficulté de recouvrement des recettes publiques en 2004, absence de budget au second semestre 2004, manque de maîtrise de la dépense publique en 2005 (frais de voyage des autorités, dérapage de la masse salariale). L'économie comorienne est en crise. Elle repose à 40% sur le secteur agricole, constitué de cultures vivrière et de trois cultures de rente : clou de girofle, ylang ylang (essence de parfum) et vanille. L'effondrement des cours mondiaux de la vanille en 2004 et le faible niveau d'investissement dans l'agriculture n'ont pas permis à la croissance économique de dépasser 2% en 2004. Le potentiel touristique des îles reste inexploité. La diaspora comorienne en France joue un rôle très important pour assurer l'équilibre financier du pays avec des transferts financiers annuels évalués à 28 millions d'euros en 2004. Les Comores ont signé un accord avec le FMI en février 2005 pour la mise en place d'un programme de surveillance par les services (SMP). Ce programme leur permettrait de préparer une « Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance » (FRPC) et de bénéficier d'une réduction de leur dette extérieure (89 % du PIB) dans le cadre de l'Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) en 2006. Le FMI a relevé, lors de sa revue du programme en septembre, un manque de volonté politique à mettre en ½uvre les mesures de privatisation et de maîtrise de la dépense publique. Le programme devrait être prolongé de six mois pour s'achever en 2006. Les Comores préparent activement une conférence des bailleurs de fonds qui aura lieu le 8 décembre 2005 à Maurice, avec l'appui du FMI en dépit de l'absence d'un programme de financement et hors de l'initiative PPTE. Cette Conférence des bailleurs était prévue dans l'accord de réconciliation nationale de Fomboni. Son objectif est de recueillir une aide destinée à relancer le secteur privé (agriculture, pêche, élevage, tourisme, micro-finance) et à compenser le surcoût généré par la complexité des nouvelles institutions. Politique extérieure L'Union des Comores appartient à l'Organisation de la Conférence Islamique et à la Ligue des Etats arabes. Elle fait partie de la Commission de l'Océan Indien (COI) et du COMESA dont elle devrait rejoindre la Zone de Libre Echange. Les Comores ont vécu isolées de la communauté internationale après le coup d'Etat d'avril 1999, l'OUA ayant adopté des sanctions contre le régime d'AZALI et un embargo contre Anjouan. Les progrès enregistrés dans la réconciliation inter-comorienne ont permis de mettre fin à cet isolement : l'embargo contre Anjouan a été levé en juillet 2001 et les Comores ont retrouvé leur place au sommet de l'UA en juillet 2002. Relations bilatérales Relations politiques La question de Mayotte, que les Comores n'ont cessé de revendiquer depuis 1975, est au c½ur de la relation bilatérale. Les Comores acceptent depuis 1994 de reporter annuellement l'examen du point Mayotte de l'ordre du jour de l'Assemblée Générale des Nations Unies. D'un commun accord, la France et les Comores ont décidé de maintenir le dialogue sur la question de Mayotte dans un cadre strictement bilatéral. Cette situation pénalise à court terme Mayotte en ce qui concerne la numérotation téléphonique. Ne reconnaissant pas la souveraineté française sur Mayotte, les Comores lui refusent l'attribution d'un indicatif international différent du leur (ce changement de numérotation doit être validé par l'UIT (L'Union Internationale des Télécommunications). En revanche, un accord a pu être conclu sur la participation d'équipes mahoraises aux compétitions sportives régionales (Jeux des jeunes de l'océan indien et Jeux des îles de l'océan indien) dont elles étaient exclues en vertu d'une résolution de l'OUA de 1995. Cet accord doit être entériné officiellement à la fin de l'année 2005. En contrepartie, la France s'est engagée à faciliter l'organisation de compétitions associant des clubs comoriens et mahorais. D'un niveau de vie beaucoup plus élevé que celui des Comores, Mayotte est devenue la destination d'une très importante immigration clandestine, pour des raisons économiques, sanitaires et familiales. Un tiers de la population de l'île est constitué de clandestins comoriens (Anjouanais pour l'essentiel). La question de l'immigration comorienne ne concerne pas que Mayotte. On évalue à près de 400.000 la communauté comorienne en métropole. Plus de la moitié des cas recensés de tentative d'acquisition frauduleuse de la nationalité française concerne des Comoriens. Relations économiques Les échanges commerciaux restent limités et ont subi une forte baisse en 2004 (-42% par rapport à 2003, pour un total de 25 M¤ contre 44 M¤ en 2003). Cette baisse est due à un recul de nos exportations (-33%) et importations (-62%) par rapport à 2003. Ces difficultés s'expliquent notamment par la crise du secteur de la vanille. Une douzaine d'entreprises françaises sont actives aux Comores. Le stock des investissements français représente 5 M¤. La France est le premier client, le premier fournisseur et le principal bailleur des Comores. Coopération culturelle, scientifique et technique Ces dix dernières années ont été marquées par une importante réduction de notre présence, en raison de la crise politique et institutionnelle que connaissait le pays. Le volume de notre APD (Aide Publique au Développement) est passé de 18 M¤ en 1997 à 10 M¤ en 2003. Sa relance a été consacrée par la réunion de la commission mixte franco-comorienne à Paris en avril 2005. Cette commission a permis de définir, en partenariat avec les Comoriens, les axes de la coopération civile et technique pour les prochaines années. La France s'est engagée à soutenir le renforcement de la gouvernance par une aide aux institutions. Les autres axes prioritaires de la coopération sont le développement humain (santé, éducation, coopération universitaire), le développement rural et les infrastructures. Les deux parties se sont engagées à améliorer les conditions de circulation des personnes dans le but de limiter les passages clandestins entre les Comores et Mayotte et de les remplacer par des flux légaux et maîtrisés. La France s'est également engagée à développer les échanges commerciaux entre les Comores et Mayotte afin de trouver des débouchés aux productions locales d'Anjouan et de fixer les populations rurales. Autres types de coopération La coopération militaire entre la France et les Comores a été suspendue en 1999 à la suite du coup d'Etat du président AZALI. Elle ne devrait reprendre que lorsque la répartition des compétences entre les forces de sécurité intérieure, sous le contrôle des îles, et l'armée, sous le contrôle de l'Union, aura été clairement définie et acceptée par toutes les parties.

la voix du peuple
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# Posté le mercredi 23 mai 2007 06:48

MANIPULATION DES AUTORITES FRANCAISES DE L'EPOQUE

MANIPULATION DES AUTORITES FRANCAISES DE L'EPOQUE
Sur le fond : manipulation des autorités françaises

Dans un premier temps, les autorités françaises ont initié (ou laissé faire, ce qui revient très exactement au même) l'opération visant à destituer le président Djohar. S'il faut une preuve, ce sont les événements eux-mêmes qui la fournissent : Djohar n'a jamais été remis en place. Les autorités françaises l'ont même déporté à la Réunion pour l'éloigner définitivement du pouvoir. (voir article Humanité 10 octobre 1995 : "je suis en bonne santé. Rien ne cloche. Mon retour dépend de ceux qui m'ont amené ici (...) Je ne sais pas si je suis en exil ou si je suis déporté. Il y a eu une mise en scène, un jeu que je n'arrive pas à comprendre.")

(Sources : , AFP 061456, AFP 061504, AFP 060913du 6 octobre 1995, Nice Matin du 7 octobre 1995, Le Monde du 9 octobre 1995, Le Figaro du 9 octobre 1995, Le Monde du 10 octobre 1995, L'Humanité du 10 octobre 1995, L'événement du jeudi du 12 au 18 octobre 1995, Le Figaro du 14 octobre 1995, Le Parisien du 18 octobre 1995, Le Figaro du 13 mai 1999)


Pour comprendre le deuxième acte, il faut se souvenir du contexte. Le 5 septembre 1995, la reprise des essais nucléaires français a déclenché de vives protestations et mis les autorités françaises en grande difficulté sur la scène internationale. Fin septembre 1995, au moment de la réalisation de cette opération, la crise née de la reprise des essais nucléaires est à son apogée. Le coup d'état aux Comores renforce ces protestations. Sans l'affaire des essais, c'était gérable. Mais avec les essais, cela fait trop. Une intervention militaire aux Comores totalement disproportionnée est alors mise en ½uvre. L'orchestration médiatique de cette intervention grandiloquente détourne l'attention de la communauté internationale et permet de remplacer les protestations par un concert de louanges.
Les autorités françaises gagnent sur deux tableaux : Djohar est écarté du pouvoir et les poussières radioactives se dissipent dans un rideau de fumée médiatique. Mais nous, au milieu de tout cela, nous sommes subitement devenus encombrants. Donc on nous sacrifie.
(Sources : Le Figaro du 30 octobre 1995)
Et c'est ainsi que nous sommes les dernières victimes des essais nucléaires français.





Michèle Alliot-Marie avec le Président Abdallah installé au pouvoir par le coup d'Etat du 13 mai 1978 orchestré par les services secrets français et réalisé par le colonel Denard et ses hommes.


Quelques années après le coup d'Etat de 1978 Jacques Chirac est reçu par le Président Abdallah. La garde présidentielle présente les armes, à droite de l'image on reconnaît Jaques Foccart derrière le Président Abdallah.



"La comparaison avec le débarquement aux Comores du 13 mai 1978 (exactement le même mode opératoire) permet d'établir l'état d'esprit des participants à cette opération. L'opération du 13 mai 1978 n'avait posé aucun problème avec les autorités françaises, au contraire...
(Satisfaction générale, signature d'un accord de défense avec la France, décorations, visites de personnalités françaises,...). Et en 1995, la même opération, avec les mêmes opérateurs, devient une « association de malfaiteur » ? Comment aurions-nous pu le deviner ?"

2. Sur la forme : une procédure (mal) montée de toutes pièces

- L'accord de défense du 10 novembre 1978 ne peut pas permettre de justifier l'intervention française aux Comores. Il n'y a en effet pas d'agression extérieure. Le coup d'état est souhaité et très largement soutenu par les Comoriens. (Et Bob Denard est comorien).
De plus : « les personnels militaires français mis à la disposition du Gouvernement comorien ne pourront pas prendre part à l'exécution d'opérations de guerre ni de maintien ou de rétablissement de l'ordre ou de la légalité ». (Extrait de l'article 2 de l'accord de défense du 10 novembre 1978)
(Sources : texte de l'accord de défense du 10 novembre 1978, AFP 291635 du 29 septembre 1995).

- Faits amnistiés aux Comores dès le mercredi 4 octobre 1995. Nous sommes bien concernés par l'amnistie puisqu'il n'y a pas de procédure comorienne à notre endroit. (Sources : Dépêche AFP 041637 du 4 octobre 1995)

- Garde à vue de 11 jours.
Arrestation aux Comores, par la gendarmerie française, le jeudi 5 octobre 1995.
Séquestration, sous la garde exclusive de l'armée française, entre le jeudi 5 octobre et le vendredi 13 octobre à 22H00 (ouverture de la garde à vue « officielle »).


L'information judiciaire n'a été ouverte que le lundi 16 octobre 1995, onze jours après notre arrestation. Et pendant huit de ces onze jours nous avons été privés de liberté, auditionnés sans PV par des gens dont nous ne connaissions même pas le statut, maintenus dans l'ignorance de ce qu'on nous reprochait, privés de défense, sous la garde exclusive de l'armée française, le tout en totale illégalité.
Déclaration du général Raymond Germanos (chef du cabinet militaire du ministre de la Défense) le 4 octobre 1995 : « Les forces françaises engagées dans une intervention aux Comores depuis mercredi matin ont pour mission de capturer Bob Denard et de le livrer à la justice de la France ». (Sources : AFP 041211 du 4 octobre 1995)


Déclaration de Charles Million, ministre de la Défense le 4 octobre 1995 : « L'issue naturelle de Bob Denard est de comparaître devant la justice française ». (Sources : AFP 041408 et AFP 041721 du 4 octobre 1995).
Ces déclarations, parmi bien d'autres allant dans le même sens, prouvent bien que la volonté des autorités françaises s'inscrit dans une logique judiciaire dès le 4 octobre 1995. La date effective du début de la garde à vue est donc bien celle de l'arrestation, le 5 octobre 1995 à 13H00 (heure française).

- Sous la qualification correctionnelle actuelle, l'information judiciaire n'aurait pas pu être ouverte. Lorsque les faits ont eu lieu à l'étranger, en l'absence de plainte ou de dénonciation, une information judiciaire peut être ouverte pour un crime mais pas pour un délit. L'information judiciaire est donc ouverte sous une qualification initiale criminelle.
Fait nouveau : requalification correctionnelle (au bout de 10 ans). Or sous cette qualification l'information judiciaire qui trouve aujourd'hui son aboutissement n'aurait jamais pu être ouverte.
(Sources : AFP 161742 du 16 octobre 1995)

- Nous ne sommes plus accusés d'avoir commis le crime d'arrestation et séquestration mais seulement de l'avoir préparé. Je ne vois pas comment nous aurions pu préparer ce crime sans le commettre puisque rien ni personne ne nous a empêché de le commettre et que nous avons été arrêtés après les faits, le 5 octobre 1995, alors que Djohar était déjà en route pour sa déportation réunionnaise. Partant de là, deux solutions :
o Soit nous avons commis ce crime et ce n'est pas au TGI de nous juger mais à une cour d'assise.
o Soit nous ne l'avons pas commis, ce qui est le cas, et j'en déduis que nous sommes jugés pour la préparation d'un non crime. C'est assez kafkaïen.

3. Les faits :

Je conteste formellement l'expression « association de malfaiteurs » utilisée pour nous renvoyer devant ce tribunal. De notoriété publique, le colonel Denard a toujours agi pour le compte des services français. Et d'un seul coup il serait devenu un malfaiteur ? Et il aurait fallu que je le devine alors même qu'il apparaissait évident que les services français laissaient faire cette opération ? Ou alors ce sont les services français, l'Elysée, la DST, la DGSE, dont même l'ordonnance de renvoi nous confirme en termes à peine voilés qu'ils étaient tous informés, qui seraient devenus subitement membres d'une gigantesque association de malfaiteurs ? Cette accusation ne tient pas debout.
La comparaison avec le débarquement aux Comores du 13 mai 1978 (exactement le même mode opératoire) permet d'établir l'état d'esprit des participants à cette opération. L'opération du 13 mai 1978 n'avait posé aucun problème avec les autorités françaises, au contraire...
(Satisfaction générale, signature d'un accord de défense avec la France, décorations, visites de personnalités françaises,...). Et en 1995, la même opération, avec les mêmes opérateurs, devient une « association de malfaiteur » ? Comment aurions-nous pu le deviner ?

Nous avons :
1 - rétabli la légalité constitutionnelle aux Comores, en application de la décision de la cour suprême comorienne du 3 août 1991 qui destituait le président Djohar,
(Sources : AFP 281439 du 28 septembre 1995)
2 - libéré les prisonniers politiques qui s'entassaient dans les prisons comoriennes au mépris des plus élémentaires droits de l'homme.
(Sources : AFP 031623 du 3 octobre 1995)
C'est tout.
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# Posté le mercredi 23 mai 2007 06:16

Modifié le mercredi 23 mai 2007 07:23

RESUME DE L'HISTOIRE DES COMORES

RESUME DE L'HISTOIRE DES COMORES
Le premier peuplement de l'archipel s'est produit dans la seconde moitié du premier millénaire à partir de l'Afrique bantoue (moitié sud), probablement vers le VIIe siècle; il semble que les premiers habitants soient des représentants de la civilisation swahili. Les Swahiliens ne sont pas des Arabes, mais un peuple de métis, en majorité composé de Bantous. Ce sont ces Swahiliens qui, lors de leur extension sur les rivages de l'Océan indien occidental, s'installèrent aux Comores. Avant l'arrivée des Arabes, les Swahiliens mirent en place une organisation politique et sociale proprement africaine. Entre le VIIe et le XIIe siècle, des Austronésiens, qui contribuèrent au peuplement de l'île de Madagascar, sont passés par les Comores, mais ne s'y sont pas établis. Puis, au XIIe siècle, les Arabo-Shiraziens — le terme Shiraz désigne le golfe Persique —, des groupes islamisés métissés (Arabes et Iraniens), accompagnés de leurs esclaves, arrivèrent aux Comores et introduisirent la religion musulmane. Vers le XVIIIe siècle, des Arabes originaires du Yémen, se déclarant les descendants du Prophète, s'allièrent aussi aux familles comoriennes nobles et contribuèrent ainsi à l'établissement de nouveaux lignages matrimoniaux, surtout à la Grande-Comore et à l'île d'Anjouan.

L'intervention de la France dans l'ensemble des Comores commença au milieu du XIXe siècle, alors que les quatre îles des Comores furent le théâtre de nombreuses guerres entre sultans locaux, ce qui leur valut le surnom d'îles des sultans bagarreurs. Ainsi, à partir du XIXe siècle, les liens politiques furent rompus entre les îles de l'archipel. Les Comores furent d'abord un protectorat français en 1886 puis une colonie rattachée à Madagascar en 1912. Elles obtiennent, en 1946, le statut de territoire d'outre-mer français composé de quatre îles : Grande Comore, Anjouan, Moheli et Mayotte. Les Comores disposent d'une autonomie interne à partir de 1961. Le 22 décembre 1974, un référendum en vue d'une prochaine indépendance est organisé : Grande Comore, Anjouan et Moheli optent pour l'indépendance tandis que Mayotte décide à 60 % de rester française.

Le 6 juillet 1975, Ahmed Abdallah proclame unilatéralement l'indépendance des Comores dans leurs frontières "coloniales" (c'est à dire avec Mayotte) ; il devient le premier Président de la République fédérale islamique des Comores. Le 3 août 1975, Ali Soilih prend le pouvoir suite à un coup d'Etat. Il sera destitué le 21 mai 1978, renversé par un nouveau coup d'Etat mené par le mercenaire français Bob Denard qui favorise le retour d'Ahmed Abdallah au pouvoir. Ce dernier est assassiné le 26 novembre 1989 ; le Président de la Cour suprême, Saïd Mohamed Djohar, assure l'intérim de la présidence. Entre fin 1989 et avril 1995, 16 gouvernements se succèdent.

Le 3 août 1997, l'Ile d'Anjouan se déclare indépendante et élit Abdellah Ibrahim Président de l'Etat d'Anjouan. L'Ile adopte sa propre Constitution le 25 février 1998.

Le 11 août 1997, Mohéli proclame à son tour son indépendance puis réintègre le Gouvernement fédéral en 1998. Le 30 avril 1999, un coup d'Etat permet l'accession du Colonel Azali Assoumani au pouvoir ; il s'agit du 19e coup d'Etat aux Comores depuis l'indépendance. Le 17 février 2001, un "Accord cadre de réconciliation nationale" est signé entre le Gouvernement en place, l'opposition et les séparatistes anjouanais sous l'égide de l'Organisation de l'Unité africaine et de l'Organisation internationale de la Francophonie. L'Accord devrait permettre la mise en place des nouvelles institutions et fixe un calendrier en vue de l'adoption d'une nouvelle Constitution. Le 9 août 2001, le Lieutenant-colonel Saïd Abeid, au pouvoir à Anjouan depuis sa désignation par Abdellah Ibrahim à la tête du Comité exécutif (Gouvernement) le 3 août 1999, a été renversé par un comité militaire dirigé par le Commandant Mohamed Bacar. Le 24 septembre 2001, une junte militaire, dirigée par Ahmed Aboubacar Foundi, organise un putsh à Anjouan pour renverser Mohamed Bacar ; le lendemain ce dernier reprend le pouvoir sur l'île.

Le 4 novembre 2001, l'île d'Anjouan subi une nouvelle tentative de coup d'Etat, menée par l'ancien chef de l'île séparatiste le Lieutenant-colonel Said Abeid. Ce dernier s'est enfui de l'île moins de 24 heures après avoir proclamé sa victoire sur Mohamed Bacar.

Le 23 décembre 2001, un référendum doit être organisé en vue de l'adoption d'une nouvelle Constitution ; celle-ci devrait mettre en place un nouvel ensemble comorien avec l'octroi d'une large autonomie pour chaque île de l'archipel
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# Posté le mercredi 23 mai 2007 06:08

Modifié le mercredi 23 mai 2007 06:24