N'OUBLIEZ PAS VOS PROMESSES MONSIEUR LE PRESIDENT

N'OUBLIEZ PAS VOS PROMESSES MONSIEUR LE PRESIDENT
Monsieur le Président

Est-ce que vous savez qu'après un séjour de trente ans dans l'au-delà dont sept ans en enfer ce que la population des îles de la lune attend de vous ce n'est ni moins ni plus une résurrection ?
Demandez-vous pourquoi parmi tous les honorables candidats de l'archipel, les comoriens vous ont choisi comme juge suprême.
Oui, si les comoriens vous ont choisi c'est parce qu'enfin il y a eu une prise de conscience : et ils ont pensé que vous seul étiez capable de réaliser un changement radical.

C'est ce qu'attend de vous une jeunesse désespérée dont je me fais le porte parole.


Monsieur le Président, vous m'inspirez trop de respect pour vous rappeler votre mission .Mais je voudrais juste témoigner de la vision qui est la notre, nous les jeunes qui avons vingt ans et qui devons demain construire ce pays.

Ce pays où politiques et mensonges s'entremêlent, religions et libertinages s'entrecroisent, justice et corruption font bon ménage...peut-on encore y rêver de liberté ? Quel futur nous est promis ? C'est un lourd fardeau que celui dont vous avez pris la charge.

Mai si les comoriens vous ont élu pour le porter , c'est qu' ils vous trouvent assez fort , assez compétent ,assez juste.

A vos armes monsieur le Président , monsieur le gendarme , monsieur le juge :les citoyens sont derrière vous.

Monsieur le Président, en tout cas les jeunes nous avons fait tout ce que nous pouvions pour vous, maintenant nous attendons à ce que vous réalisiez votre programme.

Monsieur, vous vous êtes engagés à nettoyer ce pays de la corruption et à le conduire sur la voie de la prospérité, nous croyons encore en votre compétence et votre probité ; seront –elles partagées par votre équipe ?

Près des 2/3 de la population ont moins de 20 ans. Quels projets éducatifs qui permettront de faire émerger les futurs cadres de ce pays ? Quel futur pour cette nation quand l'enseignement reste aujourd'hui un des domaines les plus négligés ?

En 2005, les 27 mentions assez bien et les 2 mentions bien au baccalauréat sont toujours au pays alors que des bourses d'études ont été attribuées à des élèves moins brillants mais sans doute sélectionnés sur des critères moins démocratiques où le mérite a peu à voir.

Monsieur le Président, l'université des Comores « se meurt », la route vers N'vouni est en colère et les étudiants désespèrent. Au secours !

Monsieur le Président, si au terme de votre mandat une vraie justice et une éducation sérieuse, avaient vu le jour, vous auriez déjà fait beaucoup pour votre pays.


Monsieur le Président, tout mon respect.

Saïd Abdou Mahamoud,étudiant Lille2
# Posté le jeudi 08 février 2007 11:54
Modifié le mercredi 09 mai 2007 21:06

LA SEMAINE ANTI-COLONNIALE

LA SEMAINE ANTI-COLONNIALE
A l'initiative de plusieurs organisations dont le CAAC (Collectifs des Associations et des Amis des Comores) la semaine anticoloniale est érigée comme un des combats qu'il faut livrer contre toutes formes de colonialiste d'espace, matériel, mental dont sont victimes les pays du Sud, en particuliers ceux d'Afrique, du Caraïbes et du Pacifique.
Ce colonialisme est beaucoup plus profond dans les pays africains dits indépendants. Il a mué au fil du temps et appauvrit sous développés.

Les pays les plus riches en minerais ont les populations les plus pauvres. La politique néocoloniale qui sévit en Afrique s'illustre par la corruption des chefs d'états et de toute la classe politique.


Dans le cas des Comores, le combat est de 3 fronts dont l'origine est l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte, source de la déstabilisation des Comores par la France depuis 31 ans. Il doit être mené contre la politique néocoloniale de la France aux Comores, qui corrompe nos dirigeants, qui déstabilise le pays les pays, qui assassinent nos présidents, qui prend en otage un président démocratiquement élu... Les résultats sont factuels. Enfin, il est aussi à mener contre les séparatistes de tous bords qui œuvrent pour les intérêts de puissances étrangères au détriment des Comores et de sa population.


- Conscients qu'une autre relation est possible,

- Conscients du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes,

- Conscient que la liberté des peuples n'est un privilège mais un droit,

- Conscients le colonialisme est un vecteur de sous développement, des démocrates et amis des Comores s'engagent avec nous pour manifester notre ras-le-bol au nom du peuple comorien,


LE SAMEDI 24 FEVRIER 2007

PLACE DES DROITS DE L'HOMME

AU TROCADERO – A PARIS 16ème

DE 13 HEURES A 16 HEURES


- Non à l'annexion de Mayotte !!!
- 31 ans de déstabilisation des Comores, ça suffit !!!
- Pour recoloniser Mayotte, la France désintègre les Comores
- La France est responsable de l'instabilité politique aux Comores
- Plus de 4500 morts noyés, les comoriens se font tués sous silence !!!
- Mayotte est comorienne conformément aux résolutions des Nations Unies
- Le tristement célèbre «Visa Balladur» a fait plus de 4500 morts aux Comores
- L'annexion de Mayotte : cause de la désintégration des Comores par la France !!!
- Non à la coopération de la France pour désagréger les Comores, en vue d'annexer Mayotte,
- Oui à une coopération avec la France pour des états de droits en Afrique et contre tout soutiens aux dictateurs
# Posté le jeudi 08 février 2007 11:52
Modifié le mercredi 09 mai 2007 20:46

UN CRI D'ALARME

UN CRI D'ALARME
CECI EST UN APPEL À L'ACTION, À UN SURSAUT
SALUTAIRE, UN QUESTIONNEMENT FACE AUX DIFFICULTÉS
ET PRESSIONS subies par les mahorais, un
hymne à la dignité, à l'esprit d'initiative et de responsabilité.
En effet, "rien ne va plus à Mayotte", semble
être le cri de ralliement de nombreux intellectuels et
cadres mahorais, qui semblent par ailleurs être frappés
par l'inertie et la morosité. Ils sont aujourd'hui
tous habités par un sentiment de découragement, qui
d'ailleurs pousse certains à fuir leurs responsabilités
quand ils ne croisent pas les bras. Ils prennent l'habitude
de prendre des airs ahuris devant des actes dont
la gravité insulte notre dignité.
Le pire c'est qu'au lendemain de la décentralisation,
nombreux sont les cadres mahorais de la Collectivité
Départementale de Mayotte qui se plaignent du
mépris de la direction générale du Conseil Général et
de la transformation de leurs postes à responsabilités,
en coquilles vides. Il est vrai que l'administration
du Conseil Général tend de plus en plus vers une certaine
centralisation et une bureaucratie excessives,
vers la personnification du pouvoir de décision. Ici au
lieu de solutions, on invente des problèmes, au lieu
d'actions, on suggère de nouvelles études et les "sous
fifres" se voient condamnés à ne relayer, en choeur
que l'unique voix du seul "timonier".
Il est aussi vrai que les portes de la participation aux
décisions sont devenues hermétiques pour beaucoup
de responsables mahorais, qui sont eux-mêmes transformés
en une espèce de carapace vide, derrière
laquelle se cache soit un individu considéré comme
dangereux par l'administration, soit un larbin au service
de l'aliénation de son peuple.
Face aux difficultés que connaît notre île et face aux
défis qu'elle est appelée à relever, est-il responsable
de continuer à demeurer dans la passivité, la résignation
et à se perdre dans des lamentations interminables
? En tout cas, Mayotte ne pourra pas se construire
sans la contribution des Mahorais. C'est à partir de
soi que l'on construit sa dignité, sa liberté, son rêve.
1.Cette situation d'oppression et d'asservissement
que connaissent aujourd'hui les cadres et intellectuels
mahorais n'est pas le fruit du hasard. C'est une
stratégie bien rodée, c'est un calcul tactique qui
masque les pratiques colonialistes de certains, motivés
avant tout par leur confort et intérêts propres.
Il est donc temps de saisir la portée réelle des intentions
de leurs instigateurs qui continuent comme par
le passé à vouloir nous enfermer dans leurs complexes,
leurs fausses et dénigrantes prétentions.
Comment font-ils les fonctionnaires qui viennent travailler
à Mayotte pour justifier les avantages faramineux
qu'ils obtiennent ici (qu'ils ne pourront jamais
obtenir nulle part ailleurs) ? Comment font-ils pour
en réclamer d'avantage ?
D'abord, il s'agit pour eux de porter systématiquement
un regard négatif sur Mayotte et sa société,
parce qu'il faut arriver à démontrer qu'ici c'est le Far
West, qu'ici il ne fait pas bon vivre, que c'est un vrai
sacrifice d'accepter de venir travailler à Mayotte. Et
cela mérite d'énormes compensations, qui rendront
cette île attractive. Cette pratique rappelle bien les
méthodes de travail, souvent décriées de certaines
organisations internationales en Afrique. En effet,
hantées par le besoin de voir leurs programmes (ainsi
que les avantages qui vont avec) financés par les
bailleurs, elles n'hésitent pas à présenter l'Afrique
avec la même vision misérabiliste.
C'EST D'AILLEURS, à partir de ces arguments qu'un
rapport va être soumis à l'approbation des élus du
Conseil Général, pour l'instauration dans les services
de la CDM de l'indemnité d'éloignement en faveur des
fonctionnaires titulaires venant de la métropole
affectés à Mayotte à compter du 1er janvier 2006 et
qui propose d'étendre le bénéfice de cette disposition
aux agents non titulaires venant de la métropole
affectés à Mayotte.
Avez-vous conscience de ce que cette indemnité d'éloignement
représente ? Il suffit juste de prendre le
décret n° 96-1028 du 27 novembre 1996, à peine évoqué
dans le rapport pour faire vous-même une rapide
simulation financière que la direction générale n'a
pas osé présenter aux élus. Concrètement pour un
fonctionnaire marié avec 3 enfants et un traitement
indiciaire de 4.000 euros, cette indemnité d'éloignement
représenterait la coquette somme de 4.000
euros X 23 mois X 25 % (majoration familiale), c'està-
dire 115.000 euros environ, auxquels il faudra ajouter
les frais de déménagement et de transport de
50.000 euros environ, ce qui équivaut à une indemnité
totale hors salaires et primes d'un montant de
165.000 euros ! soit l'équivalent de 19 emplois au
SMIC local. En recrutant 10 fonctionnaires territoriaux
venant de métropole, avec l'octroi de leur
indemnité d'éloignement tant réclamée, nos élus doivent
comprendre qu'ils tueraient ainsi 200 emplois,
rien que par cette indemnité (salaires, primes, logement
et charges patronales non compris).
La raison principale invoquée pour l'instauration de la
majoration des traitements de métropolitains installés
à Mayotte, est donc la nécessité de rendre attractifs
les services à Mayotte, parce qu'il manquerait les
compétences au niveau local et parce que le coût de
la vie y est particulièrement élevé. Mais il faut arrêter
l'hypocrisie, parce que l'argument sur le manque
de compétences locales est régulièrement invoqué
dans les hautes sphères de décisions pour justifier des
choix parfois bien discutables. De plus, en un siècle
et demi de présence française sur ce territoire et 30
ans après la création du Conseil Général de Mayotte,
y-a-t-il vraiment eu la moindre volonté de former la
population locale à l'exercice de responsabilités,
alors que tous les pouvoirs étaient concentrés entre
les mains d'un super gouverneur ? La préparation de
la décentralisation est un exemple éclatant de cette
absence de volonté, avec son pompeux "programme
de formation des cadres mahorais" célèbre par son
opacité, ainsi que ses multiples "chargés de mission
décentralisation". A quoi ont-ils servi ?
(...) IL EST TOTALEMENT MALHONNÊTE de noircir le
tableau quand il s'agit de parler de notre belle île,
alors que beaucoup de ces fonctionnaires se bagarrent
pour y rester, même après les 4 ans, parce qu'ici
ils bénéficient d'une vie de rêve sous les tropiques,
telle qu'ils ne l'auraient jamais envisagée même dans
leurs fantasmes les plus osés. (...) Ensuite, il s'agit
pour eux de jeter l'opprobre sur les cadres et intellectuels
mahorais, qu'ils n'hésiteront pas à qualifier
d'irresponsables, d'incompétents, de mauvais gestionnaires,
en même temps qu'ils dressent d'énormes
couronnes de lauriers pour leurs semblables qu'on
décrète bons sans qu'on sache trop pourquoi.
L'objectif est aussi d'arriver à démontrer que les
responsables mahorais sont des gens incapables de
réussir les projets qu'ils mènent, qu'ils sont souvent
échec et médiocrité, qu'ils ont besoin d'être ou
"maternés" ou encadrés de façon draconienne. Pour
ce faire, on va comme d'habitude chercher l'exception
pour faire croire à une généralité.
Il s'agit aussi d'arriver à inculquer à l'élite mahoraise,
un certain complexe d'infériorité qui la paralysera au
quotidien et inhibera sa détermination, son audace,
son sens de l'intérêt collectif, de la responsabilité et
de l'initiative... Cette pratique qui a déjà fait ses
preuves à Mayotte et ailleurs, est aussi un puissant
outil d'aliénation, qui peut entraîner chez certains le
mépris d'eux-mêmes, la déresponsabilisation, la
démission par rapport aux valeurs fondatrices de
notre société, de notre vision du monde.
C'est une méthode quasi infaillible et qui marche à
coup sûr chez des âmes faibles. Pour le vérifier, il
vous suffit de voir ce qui se passe aujourd'hui au
Conseil Général de Mayotte, où la fonction publique
entraîne chez les Mahorais, une réelle perte de motivation
et de mobilisation de ses ressources humaines,
avec une tendance vers la perte de la conscience et
l'éthique professionnelle. Pire encore, les conflits
d'intérêt entre les Mahorais minent le fonctionnement
des différents services, où chacun cherche à
mettre à l'autre des bâtons dans les roues.
DANS CE CONTEXTE MALSAIN (d'attirance-répulsion),
mais fomenté et tramé par nos contempteurs, certains
responsables mahorais se laissent aller, abdiquent
et laissent se créer dans leurs services, une
culture bureaucratique dont le trait dominant est
l'improductivité, la lenteur et la lourdeur administrative,
le clientélisme, la promotion canapé, l'attitude
méprisante vis-à-vis des usagers et complaisante
envers les usagers recommandés, la confusion entre
intérêt général et intérêts privés, le blocage des dossiers,
le sabotage, le règlement de comptes... (...)
Soit on crée des rumeurs de malversations, soit on
leur enlève tous les prérogatives et moyens de fonctionnement,
dans le sens de les faire craquer ou de
tuer purement et simplement leurs services. En agissant
ainsi, ils redoutent que la libération des élans et
des énergies étouffées ne signe la fin de leurs privilèges
indus (sachant que la valeur de la réflexion intellectuelle
est irremplaçable) ou ne mette à nu leurs
extraordinaires carences.
(...) Ainsi, en discréditant et en mettant hors circuit
nos meilleurs éléments, on justifie le recrutement
massif de certaines personnes à qui on a promis
monts et merveilles et qui sur place confondent souvent
rigueur et arrogance, dans l'exercice de leurs
fonctions. (...) Et enfin, si cet arsenal de déstabilisation
que je viens d'évoquer n'a pas fonctionné, alors
ils peuvent passer à la vitesse supérieure, à savoir
manigancer une campagne de dénigrement et d'intimidation,
qui consiste à faire croire à l'existence de
malversations financières et à brandir le spectre de
la chambre régionale des comptes. C'est la culture de
la peur, qui d'ailleurs, porte ses fruits auprès de nos
élus.
(...) Derrière les discours humanistes et universels se
dissimule une entreprise de domination. Derrière les
discours égalitaires et de progrès se cache une entreprise
d'asservissement de l'autre. Derrière les discours
de rigueur et de bonne gouvernance se cache
une politique machiavélique d'exclusion et de discrimination.
2. Reconnaissons que nous avons dans cette situation
notre part de responsabilité, de par nos agissements
et manoeuvres de tous les jours, qui ne nous
honorent pas et font que certains élus ne nous font
plus aujourd'hui confiance.
Il est vrai que le fond du problème effectivement est
celui de la responsabilité de ceux qui ont les moyens
de résister (les intellectuels mahorais) et qui semblent
ne pas faire autre chose que de palabrer matin
et soir sur des sujets, sans intérêt pour l'avancement
de la cause mahoraise, ou encore d'exhiber les apparences
et les faux signaux de richesse qui valent d'avantage
que notre capacité à faire des choses. Il est
vrai qu'il s'est forgé chez nous l'idée que le statut de
citoyen naît des signaux qui nous différencient des
plus pauvres.
Notre frustration vient aussi du fait que nous plaçons
nos espoirs d'être entendu chez ceux d'entre nous qui
sont placés à des niveaux importants de responsabilités,
assez pour défendre l'intérêt général.
Malheureusement, une fois parvenus, ils semblent
juste occupés à exalter leur réussite personnelle et
heureux d'accéder au rang de porte-voix du "timonier".
Qu'ils brillent par leur incompétence et qu'ils
soient transformés en instrument de déstabilisation
et de dénigrement de leurs pairs ne les empêche pas
de dormir, pourvu que leur promotion personnelle
soit assurée !
IL EST VRAI AUSSI QUE NOUS AVONS de vrais problèmes
pour nous penser et nous mouvoir dans cette
société française, parce que nous avons souvent l'impression
que les lois sont là pour nous interdire les
choses et pas pour garantir notre liberté, nous permettre
de nous émanciper et trouver notre voie.
Il est vrai, enfin que nous aurons toujours en face de
nous les mêmes sourires narquois, les mêmes propos
qui démobilisent et qui dénigrent, mais pourtant il va
falloir exister et marquer notre présence.
Nous sommes responsables de cette situation, parce
que certains d'entre nous se désintéressent complètement
du devenir de notre île et de sa population
(...). Nous sommes responsables de cette situation,
parce que nous manquons de solidarité. Certains
d'entre nous ont la manie de se la jouer perso et de
croire que le malheur n'arrive qu'aux autres, de se
faire les porte-voix de nos détracteurs. Au lieu de
constituer un lobby pour défendre les intérêts de
Mayotte, ils ne cherchent qu'à plaire, prêts à vendre
pères et mères, pour espérer mériter quelques miettes
et autres "matsembés". (...) C'est ainsi qu'ils [les
wazungu] nous battent à plates coutures puisque
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# Posté le mercredi 07 février 2007 14:07
Modifié le mercredi 09 mai 2007 17:31

Que faire de MOHAMED BACAR (président de l'île d'anjouan) ?

Que faire de MOHAMED BACAR (président de l'île d'anjouan) ?
"TU SAIS, LES BONS JOURNALISTES, c'est pour la France
ou les Etats-Unis", dit le directeur d'une administration de l'île autonome
de Ndzuani que l'on ne nommera pas (1). "Ici, ce n'est pas bon d'être
un bon journaliste."
Bienvenue à Bacarland. Ceci n'est ni une fiction, ni une caricature. Nous
sommes bien à Ndzuani, l'île où Mohamed Bacar et sa clique sont en
train d'ériger la corruption des journalistes en règle de bonne conduite et
bâillonnent sans coup férir les contrevenants à leur code de déshonneur.
Un code bien à eux dont "Fermer les yeux, courber l'échine et lécher les
bottes" pourrait facilement devenir la devise. Mais notre directeur n'a
pas terminé : "Pourquoi travailler pour la presse indépendante ? C'est
pas comme ça que tu réussiras dans la vie. Sois l'ami du pouvoir, et tu
gagneras de l'argent."
Ces précieux conseils ont été prodigués à notre correspondant à
Ndzuani, Naouir Eddine Papamwegne. Ce jeune journaliste a trois gros
défauts :
1) Il travaille pour un journal indépendant, Kashkazi, et pour une radio
“étrangère”, RFO, insensibles aux pressions du gouvernement Bacar ;
2) Il dirige une radio indépendante, Domoni Inter, très écoutée dans la
seconde ville anjouanaise et dans la région du Nyumakele, et non soumise
aux notables de Domoni proches du régime Bacar ;
3) Il croit à son métier et essaie de le faire honnêtement.
Il mérite donc une bonne correction pour son insolence...
LE GOUVERNEMENT ANJOUANAIS N'A PAS ATTENDU
qu'on le lui dise pour sévir. La collaboration de Papamwegne à Kashkazi
a servi de prétexte pour l'évincer de la radio gérée par le pouvoir insulaire,
RTA, où il venait de décrocher un contrat après cinq ans de bénévolat.
Le 15 décembre, un arrêté du ministre de l'Intérieur en charge de l'information
congédie le jeune homme après trois mois de services rémunérés.
Motif : travaillant dans la presse indépendante, il risquait tôt ou tard de se
montrer critique envers le pouvoir. A voir
le bataillon d'intermédiaires "bien intentionnés"
venus par la suite conseiller au
journaliste de se montrer plus conciliant, le
régime espérait sans doute le voir rentrer
dans le rang et prêter allégeance en échange
d'une réintégration.
Comme il n'en a rien été, les autorités et
leurs sbires locaux sont passés à la vitesse
supérieure. Il y a deux mois déjà, un
responsable politique de Domoni avait
évoqué la fermeture prochaine de
Domoni Inter. "Lorsque je lui ai demandé
le pourquoi de cette fermeture, il a tout
simplement laissé entendre que le gouvernement
avait remarqué que la station
n'avait rien à diffuser de mieux que la
grève", raconte Papamwegne.
"Effectivement, les enseignants étaient en
grève et comme c'était un bras de fer entre les syndicats et le gouvernement,
on m'a dit que ce n'était pas la bonne information à diffuser. En
fait, j'ai su après que des gens de la ville de Domoni qui ne souhaitent
pas voir s'installer une liberté d'expression, avaient sollicité l'appui du
gouvernement pour la fermeture de la radio. Selon des informations que
j'ai recueillies, ce point était à l'ordre du jour d'un conseil du gouvernement
de Ndzuani dans le courant du mois de novembre 2006."
Le 4 janvier dernier, juste avant le journal de 20 heures, deux
gendarmes se présentent à la station sur ordre du ministre de la Justice (2).
Ils sont porteurs d'un "dernier avertissement" et transmettent au journaliste
présent la sentence du ministre : "Le traitement du journal est satisfaisant,
tout le monde apprécie car chacun trouve sa place, mais il se pourrait
que vous penchiez pour le président de l'Union des Comores et si vous
continuez à diffuser les discours de Sambi (3), la station sera fermée et
Papamwegne passera le restant de ses jours en prison."
Quelques jours plus tard, le secrétaire de mairie de Domoni -nommé par le
régime- remettait au ministère un rapport en faveur de la fermeture de la station.
Suite à ces multiples pressions et à un problème de ressources humaines,
Domoni Inter a suspendu son journal quotidien jusqu'au 15 mars.
AU-DELÀ DE L'ÉCOEUREMENT que nous partageons
avec notre collègue, au-delà de la simple atteinte à la liberté d'expression
et d'information, cet acharnement du régime sur un journaliste et sa
radio est significatif et dangereux à plus d'un titre. Bacar et ses hommes
ne se contentent pas de censurer l'information et de resserrer l'étau de ce
qui devient de plus en plus clairement une dictature, avec ses ramifications
locales qui pèsent sur chaque ville anjouanaise. En affichant sans
complexe leur mépris de l'honnêteté intellectuelle et leur cynisme, ils
sont en train de tuer tout espoir de changement, toute volonté de sortir
du système clanique et corrompu qui mine la société -à Ndzuani comme
dans les autres îles. Combien de Papamwegne ont vu leurs efforts tournés
en dérision par des sous-fifres imbus de leur petit pouvoir ? Après,
on s'étonnera que les jeunes Anjouanais ne pensent qu'au départ ou à
l'argent facile.
Les menaces qui pèsent sur la radio associative de Papamwegne
sont d'autant moins innocentes qu'elles touchent une région longtemps
coupée du reste de l'île et du pays. En diffusant ses propres journaux -
repris par des radios de la zone- mais aussi ceux de RTA, Radio Comores,
Radio Mayotte, et des radios françaises RFI et France Info, en retransmettant
les discours des présidents de l'Union et de l'île, Domoni Inter faisait
ce que les médias d'Etat ne réussissaient pas : informer la population du
sud anjouanais. Alors que la radio nationale n'est pas captée dans la zone
depuis plus de dix ans, que la plupart des villages ne reçoivent pas RTA,
la censure de Domoni Inter condamne la population du Nyumakele à rester
seule à l'écoute de Radio et Télé Mayotte. On connaît pourtant le rôle
des médias dans l'attraction exercée par Maore sur la région la plus pauvre
et la plus peuplée de l'archipel (4). Mais qu'importe : après avoir laissé
des milliers de gens peu ou pas instruits dans l'isolement, avec pour seule
ouverture quotidienne sur l'extérieur les émissions de RFO, on se récriera
quand ils voudront être français comme les Mahorais et on leur dira : "Ne
prenez pas le kwassa !"
L'ATTITUDE DU POUVOIR ANJOUANAIS laisse d'autant
plus perplexe que son ministre de l'Intérieur chargé de l'information,
Djaanfar Salim, préfère donner une conférence de presse à Mamoudzou
plutôt qu'à Moroni, et livre une cour effrénée aux leaders mahorais les
plus anti-comoriens. Sa conférence de presse est bien-sûr retransmise sur
RFO. Donc suivie en masse dans le Nyumakele, connu pour son poids
électoral et le caractère influençable de sa population -misère, manque
d'instruction... et isolement aidant. En fin de compte, plus la population
du Nyumakele sera rendue réceptive aux sirènes séparatistes et françaises
par le biais de RFO, plus le régime Bacar et ses amis mahorais et français
seront renforcés. Il y aurait donc une logique dans tout ça...
Ironie du sort, quand Djaanfar Salim veut s'adresser aux Mahorais, à ses
amis des réseaux français et à la population du Nyumakele sans organiser
de conférence de presse, il doit s'adresser au correspondant de RFO
dans l'île, Papamwegne -encore lui ! On imagine la colère du tout-puissant
“Sarkozy” quand Papamwegne, obéissant aux formats de reportage
de la chaîne française, réduit ses interventions à quelques dizaines de
secondes. Sarko n'a pas l'habitude : sur RTA, il peut parler dix minutes
sans être interrompu. Après avoir reçu une formation de journalistes de
France 3, les reporters de la radio anjouanaise ont songé à annoncer à
leur grand patron que désormais, ils se comporteraient en professionnels
de l'information et non en ouvriers de propagande. Ils ont vite renoncé
sous le poids de la frayeur. Ça s'passe comme ça à “Bacar-land”
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# Posté le mercredi 07 février 2007 13:31

Changement du titre

Après discution de nos militants , nous avons decidé à l'unanimité de changer le titre du blog et changer le nom de notre nouveau parti.
A parir d'aujourd' le parti P.N.C. est remplacé par P.P.C. (parti populaire comoriennes) Merci de votre comprehension
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# Posté le lundi 29 janvier 2007 12:45
Modifié le jeudi 05 février 2009 11:09