in a lilahi wa innahi laradji wunna

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L'explosion d'un obus à l'aéroport de Ouani – Anjouan (Comores) hier (5 juillet 08) a fait la mort de deux agents d'entretien du gazon de l'aéroport. Le souffle de la déflagration a fait au moins deux autres blessés graves.
Selon les premiers éléments de l'enquête, un de deux agents était entrain d'enlever la boue et la rouille de l'obus lorsque celui a explosé. L'obus devait être là avant le débarquement du 25 mars dernier.
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 10:44

Le président Amadou Toumani Touré de retour du 11ème Sommet de l'UA

Le président Amadou Toumani Touré de retour du 11ème Sommet de l'UA
Le président Amadou Toumani Touré de retour du 11ème Sommet de l'UA : DES AVANCÉES SUR TOUTES
Que ce soit sur les questions socio-économiques que sur les sujets politiques, le Sommet a porté réponse
C'est une appréciation positive que le président Amadou Toumani Touré a porté sur le 11ème Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine qui s'est tenu en début de cette semaine à Charm El Cheick en Egypte. Sommet dominé par l'évocation de problèmes tant politiques que socio-économiques. Concernant les premiers, le président Touré a souligné que notre pays est très actif au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) dont il fait partie au côté de quatorze autres Etats membres. Rappelons que le Conseil est chargé d'étudier, d'analyser et de suivre les différents conflits en Afrique. Or ceux-ci ne manquent pas à l'heure actuelle, avec notamment les affrontements en Somalie, au Darfour, aux Comores, sans oublier les difficultés dans les zones frontalières du Soudan du Tchad ainsi que de la Centrafrique. Selon le chef de l'Etat, les crises à répétition sont susceptibles de compromettre considérablement le développement économique et social de notre continent.
Au cours de ses assises qui se sont tenues la veille de l'ouverture du sommet des chefs d'Etat, le CPS a passé en revue l'ensemble des conflits énumèrés plus haut, en présence des autorités de ces pays. Cette réunion a permis de recevoir de très larges explications sur les différents affrontements et de mieux comprendre les racines de certaines oppositions. Elle a aussi donné à constater des avancées remarquables sur certains dossiers alors que d'autres subissent mlalheureusement un surplace. Après le compte-rendu fait par le CPS, les chefs d'Etat ont donné des conseils et des directives non seulement à la Commission, mais également aux différentes structures de l'UA, pour que ces conflits soient mieux traités.
Deuxième point politique abordé par le chef de l'Etat, le gouvernement de l'Union. Amadou Toumani Touré s'est montré optimiste quant à la réalisation de cet objectif. Selon lui, le problème n'a ni été occulté, ni différé à Charm El Cheick. Les chefs d'Etat ont convenu d'ouvrir un large débat sur le sujet au prochain sommet de l'UA en janvier prochain à Addis Abeba. Mais, d'ici là, le groupe de travail mise en place par eux et conduit par le Premier ministre éthiopien pour examiner les différentes points de vue, a reçu mandat de ses pairs pour appofondir la réflexion. "La question faut-il y aller ou non n'est plus d'actualité", a expliqué le chef de l'Etat. Il s'agit désormais de s'entendre sur les modalités pratiques et sur la période de mise en oeuvre. Amadou Toumani Touré a, par ailleurs indiqué que l'institution envisagée ne subsituera pas, ni ne concurrencera les gouvernements nationaux. Au contraire, ils se compléteront, chacun dans son domaine particulier d'intervention.

580 MILLIONS D'AFRICAINS : Sur un dernier sujet politique - la situation au Zimbabwé -, Amadou Toumani Touré a marqué son entière adhésion aux résolutions adoptées par le Sommet et qui préconisent l'établissement d'un dialogue positif entre Robert Mugabé et Morgan Tsvangirai. En ce qui concerne l'eau et l'assainissement, thème central du sommet, Amadou Toumani Touré a relevé le paradoxe fréquemment constaté dans des villages africains. Certaines régions reçoivent d'importantes précipitations, mais les habitants utilisent moins de 10% de l'eau reçue. Ainsi se produisent des pertes considérables qui aggravent la crise d'eau sur le continent. Les chiffres sont à cet égard éloquents. "Sur l'ensemble du continent africain, a indiqué le chef d'Etat, il a été constaté que près de 311 millions de personnes ne disposent pas de points d'eau potable et 580 millions d'Africains n'ont pas accès aux moyens les plus rudimentaires de l'assainissement."
Rappelons qu'à Charm El Cheick Amadou Toumani Touré a porté la voix de l'Afrique de l'ouest et des organisations humanitaires, en particulier de "Water aid", une ONG intervenant dans notre pays et qui a collecté 140 000 signatures au Mali en vue d'attirer l'attention des dirigeants du monde sur la situation de l'eau et de l'assainissement. Selon le président Touré, 80% des écoles en Afrique ne disposent pas d'installation sanitaire, une situation qui interpelle les dirigeants africains. Mais, a tenu à préciser le chef de l'Etat, s'il y a un volet des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) que notre pays a les plus sérieuses chances d'atteindre, c'est bien celui qui concerne l'eau. 75% de taux d'accès à l'eau et à l'assainissement constituent l'objectif fixé par les OMD, or le Mali enregistre dèja un taux supérieur à 60%.
Le problème d'eau reste néanmoins crucial en Afrique, notamment dans les régions sahelo-sahariennes où se trouve le Mali. Le chef de l'Etat s'est par conséquent rejoui de l'initiative du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, qui a créé le groupe de pilotage pour l'atteinte des OMD. Il a également salué l'initiative de l'ancien président de la République française, Jacques Chirac qui a promis de consacrer une grande partie des ressources de sa Fondation au problème d'eau en Afrique, particulièrement au Mali.
Le chef de l'Etat s'est largement étalé aussi sur la crise alimentaire, qui a fait l'objet d'intenses échanges entre les dirigeants du continent. A ce sujet, Amadou Toumani Touré a rapporté l'indignation d'intervenants qui ont dénoncé la retention des produits alimentaires à laquelle se sont livrés certains pays pour créer une tension superficielle sur les prix. Le président de la République s'est par contre rejoui de la promesse faite par certains bailleurs tels que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement de mettre à la disposition de nos Etats des enveloppes conséquentes pour circonscrire une crise alimentaire, qui sur notre continent s'est trouvée à l'origine de soulèvements violents, parfois accompagnée de morts d'homme.
Le PAM et le FAO se sont volontairement associés à cette initiative, a ajouté Amadou Toumani Touré, qui a reçu le directeur de la FAO, Jacques Diouf en audience en marge des travaux du sommet. L'action de ces organisations du système des Nations unies s'ajoute à d'autres opérations initiées par les USA et la Libye, sans oublier des solutions originales comme l'Initiative riz au Mali.
Signalons que sur le chemin du retour, la délégation malienne s'est arrêtée à Tripoli. Vu la qualité des relations malienno-libyennes, l'escale technique s'est transformée en visite de travail avec des entretiens approfondis avec le Premier ministre lybien, Dr Al Baghdadi Ali Al Mah Mudi. Le Chef de gouvernement lybien était accompagné par les ministres de l'Agriclture Dr Abu Baker Al Mansuri et de l'Industrie, Ing. Ali Zakri.

A O. Diallo


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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 04:37

Mohamed Bacar au Bénin : ça se précise

Mohamed Bacar au Bénin : ça se précise

Révélée par Le Quotidien de la Réunion il y a un mois, l'information selon laquelle l'ancien dictateur anjouanais, Mohamed Bacar, pourrait être extradé au Bénin est confirmée par l'hebdomadaire Jeune Afrique.

Actuellement détenu dans un camp militaire de la Réunion, Mohamed Bacar, dont la demande d'asile a été refusée par l'Ofpra, mais dont la justice française a estimé qu'il ne pouvait être renvoyé aux Comores malgré la demande d'extradition effectuée par Moroni (lien vers tous les articles), doit être envoyé dans un pays tiers. Paris se démène depuis plusieurs semaines pour trouver un accord avec une capitale africaine ou moyen-orientale. La piste la plus chaude est le Bénin, comme l'avait révélé Le Quotidien de la Réunion il y a quelques semaines –information confirmée par La Lettre de l'océan Indien depuis.

Sur son site Internet (www.jeuneafrique.com), l'hebdomadaire Jeune Afrique évoque lui aussi cette hypothèse. "Les pistes malgache et sud-africaine, un temps envisagées, semblent abandonnées", indique le journal, qui cite un fonctionnaire du Quai d'Orsay selon lequel "plusieurs hypothèses sont toujours à l'étude, mais rien n'est encore décidé". Des contacts seraient cependant "avancés" avec le Bénin. "Le président Boni Yayi, sollicité par l'ambassadeur de France Hervé Besancenot, aurait pratiquement donné son feu vert à l'opération, pour 'rendre service à la France'", affirme Jeune Afrique. Qui poursuit : "Seuls les détails resteraient à finaliser. Bacar pourrait, dit-on, être hébergé dans une des villas ayant servi aux hôtes de marque du récent sommet de la Communauté économique des États sahélo-sahariens (Cen-Sad)" auquel a participé le président comorien Ahmed Abdallah Sambi.

Cette hypothèse est d'autant plus crédible que Boni Yayi fait partie des présidents africains les plus proches de Nicolas Sarkozy, le président français. Yayi a été reçu en juillet 2007 à l'Elysée, alors que le Bénin avait été l'une des destinations de Sarkozy encore ministre de l'Intérieur, en 2006. L'aide de la France au Bénin s'élève à 30 millions d'euros par an.

VM





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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 03:58

Comores : Luc Hallade nouvel ambassadeur français

Comores : Luc Hallade nouvel ambassadeur français

L'ambassadeur de France à Moroni, Christian Job, en poste depuis 2005 aux Comores, a pris sa retraite le 1er juillet dernier. Il est remplacé par Luc Hallade, qui a remis ses lettres de créance au président Sambi vendredi 4 juillet.

Luc Hallade a remis vendredi 4 juillet ses lettres de créance –étape indispensable à l'installation d'un nouvel ambassadeur- au président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi. A cette occasion, ce dernier n'a pas manqué de rappeler les liens qui lient les deux pays. "Les relations entre nos deux pays et nos deux peuples sont anciennes, solides et particulières. Elles sont également incontournables car nos deux Nations sont liés par l'histoire, la culture, une langue que nous avons en partage et parce que nos intérêts politiques et économiques sont intimement liés. Ainsi, l'Union des Comores se réjouit de la volonté exprimée par les autorités françaises au sommet, de consolider les relations d'amitié entre nos deux pays et de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Cette volonté qui nous est réciproque, a eu comme cadre, la récente réunion à Paris, de la Commission Mixte Franco-Comorienne et s'est traduite par l'engagement, pris par nos deux Gouvernements, de se rapprocher davantage et de créer les conditions requises, pour un dialogue politique permanent, capable de nous aider à surmonter les points de divergence", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Vous arrivez aux Comores au lendemain de la libération de l'île d'Anjouan à laquelle la France a beaucoup contribué. Le pays aspire aujourd'hui à la paix et souhaite s'engager dans un vaste chantier de réformes socio-économiques, en vue de relancer son développement et promouvoir ainsi le bien-être de sa population. Pour y parvenir, nous avons besoin du soutien de tous nos partenaires bilatéraux et multilatéraux. Je sais pouvoir compter plus particulièrement sur la France, dont la solidarité ne nous a jamais fait défaut et que nous souhaitons voir continuer à jouer un rôle de premier plan."

Issu des services de coopération de l'administration française, Luc Hallade, 51 ans, a été chef de la mission française de coopération par intérim en Côte d'Ivoire en 1995. Par la suite, il a dirigé le service de coopération et d'action culturelle au Cameroun, puis a été premier conseiller à l'ambassade de France au Congo-Brazzaville. Ces dernières années, il était numéro deux à l'ambassade de France en République démocratique du Congo (RDC), avant de réintégrer récemment l'administration centrale du ministère des affaires étrangères à Paris. Diplômé de Sciences Po Paris, Hallade possède une expérience en matière de défense. Il est en effet diplômé d'une école de commissaire de marine, ce qui lui a permis d'être commissaire d'un aviso-escorteur (1980-1981), puis commissaire adjoint de l'unité administrative de la marine à La Réunion (1981-1982). Il présente donc une longue expérience en matière de diplomatie, ce qui n'était pas le cas de son prédécesseur.

Christian Job n'oubliera certainement pas sa dernière affectation, lui le préfet de métier qui a découvert les "joies" de la diplomatie en toute fin de carrière. Son poste à Moroni fut en effet le premier en tant qu'ambassadeur. Il ne fut pas de tout repos, entre la crise anjouanaise, les élections de l'Union et des îles, et surtout de nombreuses critiques à son égard, liées notamment aux ingérences françaises dans l'archipel, et qui ont culminé lorsque sa voiture a été caillassée par des jeunes en avril 2008. Accusé de soutenir Caambi contre Sambi lors des élections du président de l'Union en 2006, puis de soutenir Bacar dans sa rébellion après avril 2007, il s'était attiré les foudres de l'intelligentsia comorienne en 2007 après une conférence de presse au cours de laquelle il avait vertement critiqué les autorités comoriennes. Les nombreuses zones d'ombre après le débarquement à Anjouan –où l'on a retrouvé des caisses de munitions de l'ambassade de France- n'ont pas arrangé sa réputation.

VM





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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 03:50

Tour de vis religieux sur les bonnes moeurs aux Comores.

Tour de vis religieux sur les bonnes moeurs aux Comores.
Le gouvernement comorien, ministre des Affaires islamiques en tête, a opéré ces dernières semaines un spectaculaire tour de vis sur les bonnes moeurs, pour les mettre en adéquation avec les “valeurs” de l'islam, suscitant l'inquiétude de milieux intellectuels et de femmes.

Tenue vestimentaire des femmes, surprise-parties d'adolescents, vente d'alcool, autant de domaines qui ont fait l'objet de nouvelles réglementations restrictives destinées à lutter contre la “dissolution des moeurs” et à préserver “la personnalité et l'identité comoriennes”. “Est prohibé le port en public de tous les effets vestimentaires laissant apparaître les parties intimes du corps ou dont la vue choque la pudeur”, selon un arrêté ministériel réactivé fin mai par le ministre Mmadi Ali. De même, sont interdits les “bals” de jeunes, organisés à l'occasion d'anniversaires ou à la fin de l'année scolaire, et accusés d'inciter à la débauche. “Avant toute considération, nous sommes des Comoriens. En tant que tels, nous avons des valeurs à défendre (...) L'habillement des filles et des femmes comoriennes doit respecter les coutumes du pays et la tradition musulmane”, a ainsi justifié M. Ali. Petit archipel de l'océan Indien islamisé depuis le XIIe siècle, ancienne “République fédérale islamique”, les Comores sont réputées pratiquer un islam tolérant. Sur les quelque 700 000 habitants, 98% sont musulmans. En 2006 toutefois, l'élection à la présidence des Comores d'Ahmed Abdallah Sambi, chef d'entreprise mais aussi guide religieux formé en Arabie saoudite, au Soudan et en Iran, avait suscité des craintes de mise en place d'un régime islamique dans l'archipel. “Je crois au régime islamique”, déclarait alors M. Sambi, tout en précisant que “la situation économique” de l'archipel ne permettait pas “pour le moment de monter un régime islamique”. Le nouveau train de mesures, doublé d'un contrôle plus strict de la vente d'alcool dans les magasins, a été accueilli avec scepticisme, voire inquiétude, par une partie de l'intelligentsia comorienne. “Les femmes comoriennes n'ont pas besoin d'arrêtés ministériels pour porter des habits décents”, estime sous couvert d'anonymat une journaliste, s'inquiétant des tentatives d'”importer des modes vestimentaires étrangers”, d'inspiration orientale. Côté gouvernemental, la directrice nationale aux Affaires sociales, Sitti Saïd Hassane, soutient qu'il s'agit d'un domaine “relevant de l'éducation dans les familles”. C'est “une violation des libertés privées. L'habillement, c'est personnel. Le ministre qui a pris ces décisions marque contre son camp : il risque de donner une image fausse du pays à l'extérieur”, reproche Ismaël Ibouroi, écrivain et enseignant en philosophie. L'écrivain Aboubacar Saïd Salim juge quant à lui qu'il “aurait fallu une loi à l'issue d'un débat au Parlement”. Au-delà de cet encadrement resserré des moeurs se joue également une lutte d'influence entre les leaders religieux sunnites et le président Sambi, qu'ils accusent de favoriser la pénétration du chiisme dans l'archipel. Des guides religieux parmi lesquels le Cheikh Soidiki Mbapandza, très influent et respecté, ont récemment accusé M. Sambi de contribuer à l'enracinement du chiisme dans l'archipel, une “catastrophe” qui “met en danger la paix et l'unité des Comores” selon eux. Arborant une tenue traditionnelle proche de celle des religieux iraniens, le chef de l'Etat se défend cependant d'être chiite et se dit sunnite. Des organisations iraniennes comme la fondation Khomeyni sont présentes aux Comores et fournissent différents services à la population de cet archipel très pauvre (soins, médicaments, formation professionnelle, nourriture, vêtements), palliant ainsi aux insuffisances du gouvernement comorien.
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 03:40